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analyse

Care Property Invest, un "refuge sûr" face à la pandémie

Pour les analystes de Berenberg, Care Property Invest constitue une valeur refuge face au coronavirus.

Active dans l'immobilier de santé comme Aedifica et Cofinimmo, Care Property Invest fait l'unanimité parmi les brokers. Berenberg a rejoint ce club de fans.

C’est une petite société immobilière (SIR) assez discrète coincée entre deux concurrentes que l’on ne présente plus, Aedifica et Cofinimmo , que Berenberg met en lumière aujourd’hui en recommandant un achat de son action tout comme les cinq autres brokers qui suivent cette valeur.

Rebaptisée depuis quelques années en Care Property Invest (CP Invest) , l’ex-Serviceflats Invest est spécialisée dans le logement pour les seniors et les personnes handicapées en Belgique et aux Pays-Bas. L’an dernier, avec un taux d’occupation de 100%, elle a dégagé un résultat EPRA en hausse de 12% à 18,7 millions d’euros alors que la juste valeur de son portefeuille atteignait 644 millions fin 2019 (+24%).

Visibilité élevée des revenus

En Bourse, elle pèse aujourd’hui 583 millions d’euros contre 2,37 milliards pour Aedifica et 3,2 milliards pour Cofinimmo deux SIR également actives dans ce segment. Depuis le début de l’année, son action a limité la casse à -9% alors que, dans le même temps, le Bel 20 chutait de 25%.

CP Invest bénéficie d'une visibilité élevée de ses revenus d’environ 17 ans avec une maturité moyenne de sa dette de sept ans alors qu’environ 49% de son portefeuille est loué au secteur public soulignent Alexander Makar et Kai Klose de Berenberg qui ont  fixé un objectif de cours sur la valeur de 31,5 euros, soit un potentiel de hausse de 17% par rapport au cours de fin de la semaine dernière.

Malgré la pandémie, ils restent positifs sur l’immobilier de santé. Les exploitants pourraient rencontrer une pression à court terme sur le taux d’occupation et le personnel mais le manque chronique de l'offre demeure, jugent-ils.

Valeur refuge

Les analystes de Berenberg considèrent CP Invest comme un refuge sûr face au coronavirus. Ils mettent en avant son bilan robuste, sa forte génération de cash et un portefeuille défensif et diversifié avec une exposition aux autorités locales.

Alexander Makar et Kai Klose rappelent que la SIR qui envisage de se développer sur un troisième marché a annoncé des investissements de 120 millions d’euros ce qui poussera le ratio de la dette à 55%. "Pour cette raison, nous pensons que la direction devrait renforcer les fonds propres pour soutenir l’ambition d’accroître le portefeuille à un milliard d’euros en 2023."

Ils pointent toutefois quelques risques pour ce segment en général comme une pénurie de personnel qualifié et l’encouragement potentiel par les pouvoirs publics des soins à domicile. Sans compter une éventuelle pression sur la position financière des exploitants.  

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