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City Mall doit sécuriser 18 immeubles à Verviers

Le projet commercial de centre-ville tel qu'il était encore envisagé en 2017. Depuis, de report en report faute de financement, on ne sait plus trop si le permis délivré en 2014 sera exécuté un jour.

Le Conseil d’État a rejeté la requête en suspension introduite par City Mall contre l’arrêté de police qui lui ordonnait de sécuriser les lieux rue Spintay.

La requête en extrême urgence introduite par City Mall (Patric Huon) contre l’arrêté de police pris le 29 janvier 2021 par la bourgmestre de la ville de Verviers Muriel Targnion (PS) est rejetée. La société de promotion immobilière qui porte et reporte depuis près de 20 ans un projet de centre commercial en cœur urbain, pour lequel un permis unique a été délivré voici 7 ans déjà, s’était également engagée, dans le périmètre du même permis, à réhabiliter un pan décrépit de la rue Spintay voisine.

Le délabrement de certains immeubles situés rue Spintay a obligé la police à fermer la rue à la circulation automobile. ©Ville de Verviers

Or, de report en report de l’exécution du chantier principal, la zone d’habitat connexe, propriété de City Mall et de la Ville de Verviers, est aujourd’hui devenue un chancre urbain à tout vent. Le promoteur immobilier doit donc obtempérer et démolir les 18 immeubles qui menacent la sécurité des riverains - tout en sauvegardant la valeur patrimoniale des façades, comme l’exige le permis.

Par son arrêt rendu jeudi, le Conseil d’État a jugé que la condition de l’urgence brandie par le promoteur immobilier n’était pas remplie.

Délai d’exécution prolongé

Par son arrêt rendu jeudi, le Conseil d’État a jugé que la condition de l’urgence brandie par le promoteur immobilier n’était pas remplie. "La société City Mall n’a pas démontré concrètement en quoi l’arrêté de police porterait atteinte de manière disproportionnée à son droit de propriété ni en quoi il mettrait à mal définitivement le permis unique délivré en 2014 dans le cadre d’un programme de revitalisation de cette zone urbaine de Verviers", peut-on lire dans l'arrêt.

"Il n’appartient pas non plus à la bourgmestre d’ordonner à ladite société la démolition de biens qui appartiennent toujours à la ville."
Conseil d'État

Par contre, celui-ci rejette le court délai fixé par la bourgmestre pour exécuter les travaux, initialement fixé au 12 février 2021 au plus tard. Le Conseil d’État juge donc sérieux un des moyens de la requête, qui critiquait cette date-butoir intenable fixée au plaignant "non seulement pour procéder à des expertises complémentaires relatives à la stabilité des autres immeubles restants, mais également pour les opérations de démolition elles-mêmes".

Par ailleurs, le Conseil d’État considère également "qu’il n’appartient pas non plus à la bourgmestre d’ordonner à ladite société la démolition de biens qui appartiennent toujours à la ville".

Tant rue Spintay qu'en bord de Vesdre, on est loin de voir se concrétiser les images de synthèse retouchées à de multiples reprises par les architectes de Foruminvest, Urbanove puis City Mall. ©citymall.be

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