Cofinimmo sort l'ex-siège d'Axa et de la Royale Belge de son portefeuille

©Belga

Le groupe immobilier a vendu l'emblématique bâtiment bruxellois pour 50 millions d'euros et a mis ainsi un terme à une longue saga.

Cofinimmo  vient de confirmer laconiquement, en pleine trêve estivale, avoir conclu une convention inconditionnelle sous seing privé relative à la vente de ses immeubles de bureaux emblématiques situés boulevard du Souverain 23-25 (57.000 m²) à la limite entre Auderghem et Boitsfort, pour 50 millions d’euros. Selon nos informations, les candidats-acquéreurs seraient un consortium de promoteurs réunis autour de la paire Kairos-Cores. L’acte notarié devrait être signé dans les prochains mois.

Au final, Cofinimmo abandonne un des actifs emblématiques de son portefeuille à moins 1.000 euros le m², foncier compris.

Le complexe immobilier concerné a défrayé la chronique ces deux dernières années, car il avait été sélectionné, au terme d’une longue et discrète procédure, pour accueillir la future ambassade des Etats-Unis... avant d’être inscrit par le gouvernement de la Région bruxelloise sur la liste de sauvegarde. Cet avatar avait coupé court à toute possibilité de transformation lourde du bâtiment telle que souhaitée par les futurs occupants pressentis.

Pas la solution la plus profitable

Depuis, Cofinimmo avait repris son bâton de pèlerin pour trouver une solution de remise sur le marché à prix et délai raisonnables. C’est finalement la revente sèche qui a été préférée au terme de deux ans d’inoccupation du bien. Celle-ci est justifiée par le CEO, Jean-Pierre Hanin, comme étant en ligne avec la stratégie entamée de concentration des actifs bureaux au centre-ville. Mais il semble évident que la revente de ce caillou incrusté dans la chaussure de la SIR belge n’était pas la solution la plus profitable. Au final, Cofinimmo abandonne un des actifs emblématiques de son portefeuille à moins 1.000 euros le m², foncier compris.

“Le montant négocié est supérieur à la dernière juste valeur déterminée par notre expert évaluateur indépendant de Cofinimmo”, rétorque-t-on chez Cofinimmo, où l’on ajoute que le terrain avoisinant (Tenreuken), sur lequel un projet de développement résidentiel a été mis au frigo (après un premier refus), ne fait pas partie de la transaction.

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