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Coronavirus: les transactions immobilières en berne à la Côte

À la Côte, le nombre de transactions immobilières a chuté de 32,8% pendant le premier mois du confinement, et de 28,5% pendant le deuxième.

Le marché immobilier à la Côte, particulièrement actif en 2019, a fait grise mine au premier trimestre de 2020, relève le dernier baromètre des notaires. La crise du coronavirus n'y est pas pour rien.

L'immobilier le long de la digue a encore eu la cote en 2019. Le nombre de transactions immobilières a augmenté de 6,9% par rapport à 2018, relève le dernier baromètre des notaires (FedNot). Le prix moyen d'un appartement à la Côte a aussi chauffé, avec une augmentation de 5,5% par rapport à 2018, pour s'élever désormais à 275.507 euros. 

"L’augmentation du nombre de transactions immobilières sur la Côte est certainement liée à la suppression du woonbonus en Flandre."
Bart van Opstal
notaire ostendais

Presque toutes les communes côtières ont vu le nombre de transactions en hausse: Heist-aan-Zee (+22,7%), Coxyde (+18,2%), Blankenberge (+16,9%) et Zeebruges (+15%). Seules trois communes ont constaté un recul du nombre de transactions, à savoir Nieuport (-1,1%), Bredene (-1,0%) et Le Coq (-2,5%). 

Le prix moyen d'un appartement varie fortement d'une commune à l'autre. En 2019 toujours, la fourchette de prix allait de 164.174 euros à Westende à 513.939 euros à Knokke.

"L’augmentation du nombre de transactions immobilières sur la Côte est certainement liée à la suppression du woonbonus en Flandre. En Flandre-Occidentale, cela a eu comme conséquence une augmentation de 11,9% du nombre de transactions", commente le notaire ostendais Bart van Opstal.

Effet Covid-19

Mais, pour 2020, les nouvelles sont moins bonnes. Le coronavirus a eu des conséquences importantes sur le nombre de transactions immobilières dans le pays et la Côte n'a pas été épargnée. 

"Le nombre de transactions à la Côte a chuté de 32,8% au cours du premier mois de confinement. Une baisse comparable à celle observée au niveau national. Lors du deuxième mois de confinement, la baisse à la Côte était plus importante que dans le reste du pays: -28,5% à la Côte contre -18,1% au niveau national", confirme le notaire Bart van Opstal, qui parle d'une "baisse extraordinaire. Nous n'avions jamais vécu ça".

-32,8%
de transactions immobilières
Le nombre de transactions à la Côte a chuté de 32,8% au cours du premier mois de confinement.

Reprise forte 

Si l'immobilier reprend bien, et ce, partout en Belgique, le notaire se montre prudent. "Nous constatons, ces deux dernières semaines, une hausse importante du nombre de transactions immobilières à la Côte. Pour moi, cela peut s'expliquer de deux façons: soit il s'agit d'un effet de récupération suite au confinement soit, et c'est ce que l'on constate en discutant avec les acheteurs, les gens préfèrent acquérir une seconde résidence à la mer plutôt qu'à l'étranger, car cela est plus certain actuellement qu'à l'international. Mais il faut être prudent, on ne peut pas encore tirer de conclusions définitives."

Bart van Opstal note un intérêt particulier pour les appartements deux à trois chambres, avec une grande terrasse. "On observe que cela devient un critère de plus en plus important, surtout depuis le confinement", explique-t-il. 

L'immo de luxe plus touché

S'il y a un secteur immobilier plus impacté que d'autres à la Côte, c'est celui du luxe. "Beaucoup de gens s’abstiennent d’acheter des résidences secondaires ou des biens immobiliers de luxe maintenant que l’avenir semble incertain", explique Axel Dewulf, cofondateur de l'agence immobilière du même nom à Knokke.

"Le nombre de demandes via les portails web était déjà inférieur à l’année précédente depuis quelques trimestres. Donc, avant le coronavirus. Nous suivons ce chiffre d’année en année en tant qu’indicateur brut du sentiment du marché. Cela montre que le marché immobilier tournait de toute façon déjà en peu au ralenti avant. Nous nous attendons temporairement à un marché plus difficile, étant donné que les candidats acheteurs adoptent une attitude d’expectative et que la crise du coronavirus les paralyse, mais nous escomptons un rétablissement dans l’année", explique-t-il.

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