"De nouvelles opportunités sur le radar d’Aedifica?"

Une des nombreuses maisons de repos (ici à Rhode-Saint-Genèse) appartenant à Aedifica. ©Aedifica

La levée de fonds réalisée en quelques heures par Aedifica était attendue, mais plus tard dans l’année. La SIR aurait-elle identifié de nouvelles cibles potentielles ?

Bien entendu, on pourrait regretter qu’Aedifica  n’ait pas ouvert son augmentation de capital lancée mercredi au grand public et que la SIR ait privilégié la voie du placement privé plus souple (pas de prospectus nécessaire) et plus rapide (quelques heures à la  place d’une semaine).

On ne jettera toutefois pas la pierre au spécialiste de l’immobilier de santé (maisons de repos et de soins), et ce, pour deux raisons.

Décote limitée

La première raison, c’est que lors de sa méga levée de fonds de 460 millions d’euros organisée en octobre dernier, les investisseurs particuliers ont pu apporter leur pierre à l’édifice, si j'ose dire, en bénéficiant d’une décote de 14%, à 83,5 euros par action.

Ensuite, il faut battre le fer tant qu’il est chaud et l’action se traitant à un plus haut sur un an, à 108 euros, il aurait été bête de ne pas sauter sur l’occasion pour passer par la case Bancontact.

"L’opération a sans doute été déclenchée par des nouvelles opportunités apparaissant sur le radar et par le fait que le titre se négociait à un plus haut sur un an."
Herman van der Loos
Analyste chez Degroof Petercam

Les institutionnels ont bénéficié, certes, d’une décote de 3,9% et ont pu acheter des titres à 102 euros l’unité, mais ce jeudi, l’action a limité son recul (-1,3%) pour clôturer à 106,6 euros. Un coupon de 1,49 euro devait encore être détaché après la clôture de ce jeudi.

Degroof réduit son target

Cette levée de fonds, totalisant 285,6 millions d’euros via l’émission de 2,8 millions d’actions correspondant à 8,5% du capital de la société, n’est pas une surprise pour les analystes financiers. Sauf qu’elle a été organisée plut tôt que prévu.

"L’opération a sans doute été déclenchée par de nouvelles opportunités (de croissance, NDLR) apparaissant sur l’écran radar et par le fait que le titre se négociait à un plus haut sur 52 semaines", avance Herman van der Loos de Degroof Petercam. Il note, par ailleurs, que la dilution reste modérée (8,5% du capital) et que la prévision actuelle du dividende (3,3 euros par action) n’est pas remise en cause compte tenu du taux de distribution encore confortable. L’analyste maintient son conseil à "acheter", mais a réduit son objectif de cours de 4 euros pour le porter à 112 euros.

"Excellente réputation"

Chez KBC Securities, qui a participé à l’organisation de ce placement privé, on est également légèrement surpris par le timing. Wido Jongman tablait plutôt sur le 3e trimestre pour son lancement. Il anticipait également un montant supérieur de 60 millions d’euros à ce qui a été finalement récolté.

122
euros
KBC Securities maintient son objectif de cours à 122 euros.

Plus globalement, il ne tarit pas d’éloges envers la SIR et sa direction soulignant qu’Aedifica bénéficie d’une excellente réputation sur les marchés des capitaux. "La visibilité des bénéfices est excellente en tant qu’investisseur pure-play dans les soins de santé avec des fondamentaux solides dans un marché non cyclique", ajoute-t-il. On comprendra que sa recommandation reste également à "acheter" avec un objectif de cours de 122 euros.

En bref

  • Aedifica a récolté 285,6 millions d'euros via l’émission de 2,8 millions d’actions correspondant à 8,5% du capital de la société.
  • Les institutionnels à qui était réservée cette opération ont bénéficié d’une décote de 3,9% et ont pu acheter des titres à 102 euros l’unité.
  • L'opération n’est pas une surprise pour les analystes financiers. Sauf qu’elle a été organisée plut tôt que prévu.

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