Encore un immeuble de bureaux de la rue de la Loi bientôt converti en hôtel

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La bande de copains réunis autour de Jean-Michel André depuis l’ouverture du White Hotel (avenue Louise) au sein de la Limited Edition Hotels prépare déjà son prochain opus. Il sera logé au milieu de l’artère la moins attirante de la capitale.

Vide depuis des lustres, l’immeuble Loi 52, trop petit et l’âge aidant, était à vendre. Sur le site de Sogestimmo (groupe Gillion), le prix affiché pour les 5.000 m² de bureaux répartis sur 10 niveaux est de 9 millions d’euros (1.782,5 euros le m²), sans les frais et avec 58 parkings en sous-sol, ce qui vaut son pesant d’or à cet endroit. Autre avantage non négligeable pour l’acheteur: la station de métro Maelbeek est distante de 100 mètres.

Le bien, à réhabiliter et en l’état bien connu de l’acquéreur, a été revendu par son propriétaire, Philippe Gillion, à un consortium d’investisseurs/promoteurs… paneuropéen. On ignore à quel prix, mais le capital social de la société faîtière dans lequel a été logé l’actif fin octobre s’élève à 3,8 millions d’euros. Son nom – Hôtel Loi 52 – dit tout.

Le prix affiché pour les 5.000 m² de bureaux répartis sur 10 niveaux est de 9 millions d’euros (1.782,5 euros le m²).

Ou presque: au rang des actionnaires de la nouvelle société anonyme, on trouve des habitués de ce genre de reconversions décalées, réussies un peu partout sur Bruxelles et réunies sous l’appellation Limited Edition Hotels (White Hotel, Chelton, Le Berger, Le Monty, JAM Hotel), comme Jean-Michel André (European Hotel Observatory) ou son âme damnée Philippe Bonnet, respectivement administrateur délégué et président du conseil d’administration. Mais sont également de la partie Nathalie Huart (Eralie Services), Aurethom et Paradocs Ter (42%), toutes deux luxembourgeoises, et la filiale maltaise Paradocs Treasury Limited (14%). À elle seule, Paradocs (Danny Becue) détient la majorité des parts, soit 2.128 (56%) sur les 3.800 que se partagent les partenaires du futur projet hôtelier.

Offre croissante

Dans la rue de la Loi et dans les rues directement adjacentes, les reconversions de bureaux en hôtels font florès ces dernières années, tout comme les espaces de coworking. Outre l’hôtel Thon, ouvert sur le trottoir d’en face au n°75 depuis six ans, on trouve également un Courtyard (by Marriott) rue Joseph II et un MAS Residence (aparthotels) rue de Spa. Sans compter, en contrebas, le Aloft et les quatre hôtels du boulevard Charlemagne.

La bande d’entrepreneurs et artistes fédérés autour de Jean-Michel André devrait donc donner bientôt à l’immeuble à reconvertir une nouvelle identité pour le sortir de l’offre hôtelière éclectique et standardisée déjà disponible à proximité. Avec peut-être une piscine sur le toit comme au JAM Hotel, ouvert à l’été 2016 et dont le nouveau rooftop repensé par l’architecte-décorateur Lionel Jadot attire les foules depuis?

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