Faillite déclarée pour le Fosbury & Sons du Quartier Nord

Dans les quartiers dédiés au bureau, les espaces de travail partagés subissent de plein fouet les effets du confinement prolongé: les loyers perdurent et les rentrées sont au plancher. ©FREDERIK VERCRUYSSE

Le plus récent espace de coworking Fosbury & Sons, ouvert juste avant la pandémie boulevard Albert II, dans le Quartier Nord de Bruxelles, a fait aveu de faillite ce mardi, victime du confinement prolongé.

Selon la direction de l'enseigne belge Fosbury & Sons, sa très spacieuse succursale bruxelloise du Quartier Nord (5.200 mètres carrés) ouverte au rez de l'immeuble Seven ne pouvait plus faire face à ses obligations de paiement. Le conseil d'administration a donc déposé le bilan, sur lequel le tribunal de l'entreprise a statué ce mardi. Fosbury & Sons Albert a donc été placée en redressement judiciaire et Marc Dewael nommé curateur pour statuer sur la poursuite ou l'arrêt de l'activité en cours. L'agence, logée au cœur d'un quartier majoritairement dédié au bureau, avait ouvert ses portes à peine trois mois avant le premier confinement. Elle a rapidement – et durement – été touchée par le télétravail obligatoire et l'interdiction de rassemblements.

L'agence, logée au cœur d'un quartier majoritairement dédié au bureau, avait ouvert ses portes à peine trois mois avant le premier confinement.

La direction du groupe belge spécialisé dans la gestion des espaces de bureaux partagés (coworking) a fait savoir ce mardi que cette décision de fermeture n'affectait pas les autres sites Fosbury & Sons à Anvers, Boitsfort et Grand-Bigard, récemment ajoutés au portefeuille de la société immobilière Lifeworld.be (Serge Hannecart). Et l'activité de la première succursale Fosbury & Sons hors frontières, à Amsterdam, sera également maintenue sous l'aile du propriétaire néerlandais.

Pour l'instant du moins, car il ne fait aucun doute que si la situation actuelle se prolonge, certains autres espaces de coworking dont les baux locatifs ont été négociés sur le long terme vont également devoir mettre la clé sous le paillasson.
 

Pas plus tard que ce mardi midi, c'est la plateforme belge Co.Station qui annonçait interrompre ses services de coworking pour se concentrer sur son premier métier, le développement de ses services de consultance et de facilitation d'innovation.

"Nous souhaitons évoluer vers des contrats de gestion plus flexibles et un système de franchise."
Eveline Rigouts
Co-CEO Fosbury & Sons

Rendre d'urgence les baux locatifs plus flexibles

L'année dernière déjà, l'ouverture de nouveaux sites Fosbury & Sons avait été reportée en préventive. Les nouvelles co-CEO Eveline Rigouts et Malika Channouf affirment travailler à une nouvelle stratégie confortant l'offre actuelle. "Les propriétaires-investisseurs se rendent compte qu'ils doivent adapter leurs immeubles de bureaux aux nouveaux types de travail hybrides mis en place depuis le confinement. Ce n'est qu'ainsi qu'ils pourront rester concurrentiels sur le marché. Nous voulons leur offrir la possibilité d'intégrer, de gérer et d'exploiter des salles de coworking et de réunion afin d'activer au maximum leurs immeubles de bureaux. Jusqu'à présent, nous avons travaillé avec des baux traditionnels à long terme. Mais nous souhaitons faire bouger les lignes pour évoluer vers des contrats de gestion plus flexibles et un système de franchise. Cela nous permettra de continuer à croître de manière durable", souligne Eveline Rigouts.

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