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Ghelamco assure 65% de sa valeur en Pologne

The Warsaw HUB, le dernier projet achevé par Ghelamco au centre de Varsovie... et sans doute le prochain vendu à un investisseur institutionnel.

Paul Gheysens peut voir venir sans (trop) rendre de comptes annuels. Son carnet de livraison et ses réserves foncières lui permettent de grandir pour dix ans au moins.

À tous ceux qui voudraient éplucher ses résultats 2020 ligne par ligne, Paul Gheysens assène tout de go, même s'ils restent bons après une année 2019 record en termes de ventes d'immeubles, que la vraie solidité de son groupe se cache ailleurs que dans son résultat opérationnel, hissé à 180 millions d'euros: elle réside dans ses fonciers urbains et dans son planning serré de délivrance de permis qui les valorise. Les projets actuellement lancés lui assurent, sur quatre pays (Pologne/Belgique/Grande-Bretagne/France), une force de frappe de plus de 2 milliards d'euros en termes de retour sur investissement d'ici fin 2023.

"Bien sûr qu'on a vécu la crise comme les autres au niveau du marché locatif des bureaux, notamment à Varsovie. Mais on s'est concentré sur les projets et les chantiers en cours", sourit le CEO, entouré de son comité de direction quasi au complet, réuni à la table ovale du 3e étage de la Ghelamco Arena à Gand, ce jeudi.

Moments forts visibles

Pour faire court, les principaux moments forts de l'année écoulée tiennent sur une main: le rendement record obtenu  – 3,25%  – lors de la vente de la Silver Tower (137 mètres de haut) au fonds allemand Deka Immobilien pour 200 millions d'euros; l'entrée sur le marché londonien avec le lancement du projet The Arc et la réception – avant mise sur le marché - du Warsaw Hub (130.000 m²). Planté dans le quartier de Wola, nouveau centre d'affaires de la capitale polonaise, ce complexe multifonctionnel de grande hauteur est composé d'un immeuble hôtelier de 86 mètres et de deux tours de bureaux de 130 mètres logées dans un socle commun de cinq étages.

Jeroen van der Toolen (à gauche) et Paul Gheysens, entouré de ses deux enfants, Marie-Julie et Michael, respectivement en charge des projets anglais et belge: le carré d'as industriel de Ghelamco. ©Brecht Van Maele

Mais Jeroen van der Toolen, à la tête du vaisseau amiral polonais de l'armada familiale, aligne déjà à la pelle les projets suivants, dont la plupart ont ou vont recevoir leur permis. Fort de positions foncières urbaines uniques, il diversifie les risques en multipliant les fonctions (bureaux, commerces, logements) et les villes, de la Baltique à la frontière slovaque.

"S'il faut ralentir un peu pour aligner le timing des travaux sur le marché local, on fait une pause. On en a les moyens…"
Paul Gheysens
CEO de Ghelamco

Paul Gheysens l'interrompt: "S'il faut ralentir un peu pour aligner le timing des travaux sur le marché local, on fait une pause. On en a les moyens… Pendant ce temps-là, on se concentre sur l'amélioration de la qualité de l'air dans nos immeubles remplis par les sociétés de premier plan. Partout, on a installé des lampes UV antivirus et régulé nos systèmes de ventilation en simple flux".

Quand on vous dit que le fait de ne pas être coté en bourse peut être, par les temps qui courent, un réel atout industriel, Ghelamco en est sans doute la preuve dans son secteur. De Varsovie à Bruxelles.

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