Immobel limite les dégâts et maintient son dividende

Les futurs jardins suspendus du Centre Monnaie redessiné et reconverti en projet mixte, avec vue sur la place de la Monnaie. ©Snohetta/Binst Architects

Avec un chiffre d’affaires bloqué à 375 millions d'euros, un ebitda de 53 millions et une part de bénéfice du groupe net tirée à 3,58 euros par action, Immobel affiche des résultats annuels plus qu’honorables.

Durant le premier semestre, Immobel a été, comme ses consœurs, solidement affectée par un ralentissement dû au confinement, de l’ordre de -10% sur ses objectifs de vente. "Mais heureusement, le second semestre a montré une reprise des ventes et des procédures de permis", tempère directement Marnix Galle, le président exécutif du groupe. 

Au terme d'un second semestre rassurant, Immobel a même décidé d’accroître son dividende de 4%, pour le porter à 2,77 euros par action.

5,1
milliardS €
C'est la valeur commerciale à terme du pipeline de projets dont Immobel peut se targuer pour catalyser sa croissance future d'ici 7 ans.

Ce qui rassure surtout le patron, principal actionnaire du groupe, c’est que l'immobilier résidentiel continue à afficher une forte demande sur tous les grands marchés, principalement en raison de la pénurie d'offre qui se confirme. Et le premier catalyseur pour une croissance solide dès 2022 sera, pour sa société, son pipeline de permis de plus de 1,4 milliard d’euros en valeur commerciale de projets principalement résidentiels (4.500 appartements et maisons en projets).

Les principaux projets belges pour lesquels Immobel prévoit d'obtenir des permis en 2021 sont A’Rive (ex-Key West, Anderlecht, 529 unités), Brouck’R (Pentagone, 303 unités), tous deux en partenariat avec BPI, et Ilot Saint Roch (Nivelles, 291 unités).

La nouvelle façade redessinée du Centre Monnaie, au cœur du Pentagone: le nouveau vaisseau amiral bruxellois de l'armada Immobel, piloté en partenariat avec Whitewood.

Sur le segment du bureau, malgré le vide structurel qui se confirme chez la plupart des grands occupants privés, le patron d’Immobel persiste et signe: l'appétit des investisseurs et locataires institutionnels pour les bureaux de premier plan - ceux que cible Immobel - reste fort.

Logements neufs en cœur de cible

Le chiffre d’affaires 2020 a été principalement porté par la finalisation de la vente à Allianz d’une tour de bureaux dans le quartier Nord (Möbius I). On y ajoutera celle du Möbius II voisin, de Centre Étoile à Luxembourg et de logements dans tous les pays à hauteur de 264 millions d'euros, notamment à Gdansk (Pologne).

La société a par ailleurs fait croître son portefeuille de plus de 13%, pour dépasser la barre - inédite - des 5 milliards d’euros en valeur commerciale à réaliser d'ici 2028, principalement en Belgique, au Luxembourg et en France.

Leviers financiers

Pour accompagner sa stratégie de croissance, la société a augmenté ses fonds propres de 75,7 millions d’euros grâce au placement de 1.162.179 actions propres. Par ailleurs, Immobel a lancé fin 2020 son fonds Immobel Belux Office Development Fund (200 millions d’euros) qui permettra à la société, via des services de gestion d’investissements immobiliers pour tiers, d’engager des investissements supplémentaires à hauteur de 500 millions d’euros.

"Cette nouvelle stratégie de gestion des investissements immobiliers pour tiers nous permettra d’accélérer notre développement en Europe en diversifiant nos risques."
Marnix Galle
Président exécutif Immobel

Les premiers actifs proposés via ce fonds agissant comme un levier financier seront la reconversion du siège de Total (Petrofina) rue de la Loi à Bruxelles et le projet Scorpio à Luxembourg. "Cette nouvelle stratégie de gestion des investissements immobiliers pour tiers nous permettra d’accélérer notre développement en Europe tout en diversifiant nos risques", assure Marnix Galle.

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