Immobel mise sur le résidentiel et ajoute la France à son futur terrain de chasse

Immeuble de bureaux Cedet, Varsovie. ©Immobel

La plus ancienne société immobilière belge cotée en Bourse s'est rajeunie. Elle se diversifie avec en point de mire le résidentiel et la France. Elle s'endette aussi. Mais pour commercialiser davantage de projets, Bruxelles restant son premier marché.

La plus ancienne société belge de promotion immobilière cotée a publié ce mercredi ses résultats semestriels. Dans la colonne des plus, on pointera des revenus opérationnels à mi-exercice en hausse de 77%, qui frôlent les 100 millions d’euros et un résultat net part du Groupe atteignant 15 millions, en hausse de 183%. En cause: des ventes résidentielles en forte hausse. "Cette tendance devrait se poursuivre dans les mois qui viennent et se renforcer par la vente à un fonds d’investissement asiatique du Cedet (23.000 m²), un immeuble de bureaux développé et commercialisé à Varsovie (voir visuel, NDLR). En outre, nous avons déjà dépassé de 30% notre objectif d'acquisition annuel en ajoutant à notre portefeuille plus de 130.000 m² de projets (principalement résidentiels) en Belgique", assure Alexander Hodac, le CEO d’Immobel.

308 millions
euros
L’endettement financier d’Immobel gonfle de 23%, pour atteindre 308 millions d’euros.

Dans la colonne des moins, ces acquisitions importantes expliquant en partie cela, l’endettement financier d’Immobel gonfle de 23%, pour atteindre 308 millions d’euros. "Mais avec des fonds propres de 302,7 millions, notre bilan reste solide et nous donne la latitude financière nécessaire pour poursuivre notre croissance et diversifier nos gains", insiste le patron, qui annonce son intention d’augmenter le dividende brut de 10% au terme de l’exercice en cours.

Infinity tire les ventes vers le haut

Parmi les produits immobiliers – majoritairement résidentiels – activement commercialisés en interne pour l’instant, on notera la part des revenus opérationnels engrangée sur le seul projet mixte Infinity, à la vente au bout du plateau du Kirchberg, le quartier des affaires de Luxembourg-Ville. A lui seul, ce développement assure 2/3 des rentrées semestrielles. La contribution à des projets en joint-venture - notamment initiés à Bruxelles (Universalis Park et Ernest) - renforce la croissance du résultat net.

Développements à venir

822.000
Le portefeuille de développement actuel atteint 822.000 m² répartis en Belgique, au Luxembourg et en Pologne.

Le portefeuille de développement actuel atteint 822.000 m² répartis en Belgique, au Luxembourg et en Pologne, avec une infime partie en France via une participation de 15% dans la société de développement résidentiel Nafilyan & Partners. "A terme (2020), Immobel prévoit de détenir 100% de cette société qui développe actuellement 22 projets résidentiels via des acquisitions progressives et entrer ainsi sur le marché français. En ligne avec notre business plan, nous prévoyons déjà que plus de 50% des résultats nets proviendront cette année du secteur résidentiel avec une répartition dans les quatre pays dans lesquels nous opérons. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années", précise Alexander Hodac.

La plupart des demandes de permis de taille récemment introduites - Universalis Park (57.000 m²), De Brouckère (43.800 m²), Lebeau (41.000 m²) – sont localisées dans la capitale. On y ajoutera l’Îlot Saint-Roch (26.000 m²) à Nivelles et O’Sea (24 000 m²) à Ostende. On notera enfin le haut potentiel du trésor de guerre belge d’Immobel – son département Landbanking – qui compte encore 400 hectares de réserves foncières à développer... sans que la direction de la société cotée s’étende sur la localisation de ces fonciers dans son bilan semestriel.

Renforts humains

Après une analyse stratégique, Immobel a également décidé de rentrer sur le marché du développement de bureaux à Paris. "Au-delà du marché résidentiel, Paris offre d'excellentes opportunités pour les bureaux, générées par un environnement économique positif en France et en Europe. Raison pour laquelle nous avons engagé Julien Michel, ex-responsable du développement de bureaux chez AXA Investment Managers France, qui sera opérationnel dès le 15 octobre prochain", motive Marnix Galle, le président exécutif du Groupe.

Au rayon des engagements, on ajoutera encore qu’Immobel s’est assuré les services d'un nouveau CFO, Karel Breda, qui a fait sa carrière chez GDF Suez, puis au sein du groupe Engie, où il est devenu réemment CEO d'Engie Solar pour le Moyen-Orient, l'Asie et la Turquie.

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