ING et Axa jouent les chaises musicales immobilières à Bruxelles

Cours Saint-Michel, les jours du logo ING sont comptés. ©Photo News

Depuis la crise financière, le secteur bancaire est en cure d’amaigrissement. Le parc immobilier est une des dépenses structurelles en point de mire des conseils d’administration. Après Belfius, CBC, BNP Paribas et Axa, ING enclenche aujourd’hui le turbo.

Petites causes, grands effets annoncés dans le secteur bancaire ces prochaines années. En termes d’implantations et de mouvements tous azimuts, on peut déjà confirmer au personnel que cela va zwanzer.

Le chantier néo-louvaniste devrait débuter sous peu, piloté par le promoteur immobilier Banimmo.

Tout est parti de deux décisions de la direction d’ING, déjà largement commentées dans les médias ces derniers mois: la revente des murs du mastodonte logé Cours Saint-Michel à Etterbeek et la centralisation à Louvain-la-Neuve du QG wallon de l’enseigne au lion, dans un siège flambant neuf de 10.000 m² logé entre terrains de rugby et Cercle du Lac, boulevard Baudouin 1er, sur un terrain du parc scientifique de l’Inesu (UCL).

Le chantier néo-louvaniste devrait débuter sous peu, piloté par le promoteur immobilier Banimmo. À terme, 209 employés qui travaillent actuellement rue Godefroid à Namur et 245 collègues basés Traverse d’Esope à Louvain-la-Neuve s’installeront dans cet immeuble, avec la direction régionale.

Effet domino

Dans la capitale, il faut donc planifier sans plus tarder le relogement du gros des troupes bruxelloises actuellement casernées dans les vieux bureaux obsolètes proches du Cinquantenaire, revendus fin 2017 au duo Immobel – Besix RED pour un montant record dépassant 90 millions d’euros.

Le personnel concerné aura sans doute largement été écrémé d’ici là…
Un cadre supérieur d’ING

Le contrat de revente du bâtiment de 60.000 m² bruts – qui sera entièrement réaffecté, majoritairement en logements – contient bien une clause contraignante de relocation des murs au propriétaire vendeur durant 5 ans, le temps de déplacer le personnel restant vers le siège d’ING de l’avenue Marnix (40.000 m²). Mais rien n’empêche de réduire la durée de ce bail qui court jusqu’en 2023. Raison pour laquelle renom a déjà été donné à Axa, l’actuel colocataire des murs de l’immeuble Marnix II, dont ING est toujours propriétaire. Dès 2020, Axa devra donc lui-même planifier la transhumance de son personnel actuellement logé dans l’immeuble donnant sur le Champ de Mars.

Il le fera d’abord vers son nouveau siège social voisin bordant la place du Trône, où il reste de la place; mais pas assez… Selon nos informations, quelque 250 membres du personnel d’Axa devraient rester sur le seuil et être relogés ailleurs dans les environs. Cet ailleurs proche est aujourd’hui connu: ce serait l’Elite House, un immeuble mixte tout neuf reconstruit par le promoteur immobilier Vastint en lieu et place de l’ancien Quick de la Porte de Namur, à l’ombre de la tour Bastion. L’accord de principe entre futur locataire et propriétaire devrait être signé dans les tout prochains jours, nous confirme-t-on à bonne source.

Débordement

Ce n’est pas tout. ING, lui aussi, doit trouver une adresse bruxelloise de délestage pour reloger son "trop-plein" venu du vaste siège d’Etterbeek. "Le personnel concerné par ce déménagement aura sans doute largement été écrémé d’ici là…", soupire un cadre supérieur du groupe bancaire logé avenue Marnix.

Pour parer à toute éventualité, ING a néanmoins mandaté le courtier JLL pour trouver 10.000 m² ailleurs de bureaux. Une short-list de 5 immeubles a été retenue et sera activement visitée dans les prochains jours. Parmi ceux-ci figure notamment le Belliard 5-7, racheté par Immobel à Michaël Ostlund Property fin 2018. Logé à l’angle avec la rue du Commerce, cet immeuble de bureaux (13.500 m²) en piteux état pourra être rénové de fond en comble dans les temps. "Et clic-clac Kodak!", commente en boutade un agent immobilier concerné par une de ces chaises musicales.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n