KBC conseille un achat de cette SIR qui souffre du Covid

Qrf est implantée dans les grandes artères commerciales, comme ici à Hasselt. ©QRF

Focalisée sur les commerces de détail dans les artères des grandes villes, Qrf a vu ses résultats impactés par la pandémie. KBC Securities recommande toutefois un achat de la valeur dans une vue à long terme.

Contrairement aux sociétés immobilières centrées sur la logistique, comme WDP ou VGP qui ont profité du boom du commerce en ligne provoqué par la pandémie, Qrf City Retail a subi, quant à elle, la crise de plein fouet.

Axée sur les immeubles commerciaux implantés dans les artères commerçantes de grandes villes en Belgique et aux Pays-Bas, elle a vu ses revenus  locatifs se contracter à 5,69 millions d’euros au premier semestre, contre 7,77 millions un an plus tôt.

Dégringolade en bourse

Quelque 83% des revenus locatif mensuels, soit 86 contrats sur un total de 116, appartiennent à des locataires qui ont été affectés par des mesures Covid-19, précisait la SIR dans son rapport semestriel. La crise sanitaire a également eu un impact négatif sur la valeur du portefeuille immobilier qui s’est contractée de 2,5% en six mois, à 223,9 millions d’euros. En bourse, cela s’est traduit par une chute de 44% de l’action depuis le début de l’année.

"L’un dans l’autre, nous estimons que la valorisation actuelle de l’action ne reflète pas la résilience financière du bilan."
Wido Jongman et Joachim Vansanten
Analystes chez KBC Securities

Au 1er semestre, Qrf a poursuivi la vente d’actifs non stratégiques pour une valeur de 7,11 millions d’euros. Elle a aussi pris des initiatives de coentreprises pour le redéveloppement de projets à usage mixte. De tels partenariats constitueront 10% du total de ses actifs d’ici la fin de 2020.  

Résilience du bilan

KBC Securities, qui est le seul broker à suivre la valeur, estime que la crise sanitaire et les coentreprises affecteront les revenus locatifs et le résultat EPRA (entendez: sous-jacent). Ces joint-ventures devraient toutefois renforcer la solvabilité et la liquidité de la société, ce qui est "extrêmement" appréciable en ces temps difficiles.

"L’un dans l’autre, nous estimons que la valorisation actuelle de l’action ne reflète pas la résilience financière du bilan." Cette valorisation prend principalement en compte les risques du commerce en ville, des risques bien réels que KBC a intégré.

12,5
euros
KBC a réduit son objectif de cours à 12,5 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 37% par rapport au cours de mercredi.

Wido Jongman et Joachim Vansanten notent que l’actuelle direction, qui a fait les bons choix stratégiques, est en place depuis le début de 2019 seulement et que, bien que les économies de coûts et les désinvestissements ont bien démarré, cette démarche a été freinée par l’apparition de l’épidémie.     

"Nous voyons de la valeur dans l’action pour les investisseurs qui souhaitent prendre une position à long terme (post Covid) et qui ne sont pas rebutés par la faible liquidité du titre", concluent les analystes.

Ils ont donc relevé leur conseil à "acheter", contre "accumuler" avant. L’objectif de cours passe toutefois de 18 euros à 12,5 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 37%.

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