L'enseigne de jeux et jouets Fox & Cie remonte en Flandre

De gauche à droite, le tripode de Fox & Cie: Christophe Jonlet, Frédéric Henrotte et Xavier Payen. ©Saskia Vanderstichele

Malgré les confinements à répétition et une seconde année entamée au ralenti, l'enseigne belge de jouets "différents" Fox & Cie met les bouchées doubles. Elle annonce l'ouverture rapide de trois magasins au nord du pays.

Fox & Cie allumera en septembre prochain sa 7e bougie. Et on ne peut pas dire que les deux dernières en date, entamées en fanfare avec sept nouvelles ouvertures (quatre à Bruxelles et trois en Wallonie), auront été de tout repos.

Pourtant, le bilan est bien moins catastrophique qu'on aurait pu le pressentir. Pour preuve, les dirigeants avancent un chiffre d'affaires stabilisé à 7,6 millions d'euros en 2020 et un résultat avant impôt sous contrôle grâce à un "gros serrage de boulons". Et si l'année 2020 a d'abord été consacrée à traverser la crise sans trop de casse, elle a aussi été une opportunité forcée pour investir dans le site internet et dans une solution click & collect performante.

Fox Cie aujourd'hui

21 magasins. Douze en propre, neuf sous franchise.

Présent en centre-ville, centres commerciaux et retail parks.

CA 2020: 7,6 millions d’euros HTVA.

Personnes travaillant pour le réseau: 80.

Sang frais gagnant

Après avoir remercié l'ancien directeur financier fin 2018, un nouvel actionnaire providentiel, Christophe Jonlet, était arrivé. Lui aussi ami d'école des fondateurs, cet ingénieur commercial issu de l'ULB et expert en financement d'entreprises leur a permis juste à temps de remettre d'équerre les finances du groupe. Et d'oser rebondir, avec l'appui des banques, pour rapidement devenir un acteur incontournable sur le marché belge du jouet qui pèse annuellement plus de 420 millions d'euros.

+33%
de ventes
C'est le rebond enregistré sur le marché du jeu et du jouet au 1er trimestre 2021 par rapport à l'an dernier.

Quant à l'appel des sirènes flamandes, c'est l'opportunisme des entrepreneurs qui prévaut: "L'adage dit que la vie ou le commerce, c'est comme le vélo. Si on s'arrête de pédaler, on tombe. Et c'est plus vrai encore en période de crise. Or les conditions qui nous ont été proposées récemment par certains propriétaires par l'intermédiaire d'Immo Ceusters sont telles que c'est le moment idéal pour changer de plateau et retenter l'aventure en Flandre, malgré un premier essai raté nous obligeant à rétropédaler et fermer deux boutiques début 2019", explique Frédéric Henrotte, un des trois fondateurs-actionnaires de l'enseigne. 

Celui-ci se dit conscient du challenge à relever: "Nous considérons vraiment en interne ces ouvertures comme le lancement d'une nouvelle marque sur un nouveau marché tant celui-ci est différent du marché francophone, que nous connaissons bien". À cet effet, pour preuve, une toute nouvelle équipe de 12 collaborateurs néerlandophones va venir gonfler les effectifs de la société qui comptait déjà près de 70 personnes.  

"Ces ouvertures sont comme le lancement d'une nouvelle marque sur un nouveau marché tant celui-ci est différent du marché francophone."
Frédéric Henrotte
Fox & Cie

Outre l'expansion relancée au nord du pays, avec des boutiques très bientôt ouvertes dans le Waasland Shopping (Sint-Niklaas), le K à Courtrai et à Wijnegem (Anvers), Luxembourg et le nord de la France sont à nouveau dans le viseur.

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