La Commission européenne occupera l’immeuble Copernicus d’Alides

©Kristof Vadino

C’est une convention d’usufruit de 20 ans qu'Alides et la Commission européenne ont signée ce mardi. Cette dernière occupera dès septembre l’immeuble Copernicus, dont le chantier va bon train à hauteur du n°51 rue de la Loi.

L'encre est à peine sèche. Ce contrat d'usufruit sera probablement l'une des plus importantes transactions immobilières à Bruxelles cette année. Pour le promoteur gantois, très actif ces dernières années dans la capitale, il s’agit de la plus lucrative jamais enregistrée, même s'il ne peut en ébruiter le montant.

"Le bâtiment Copernicus est l'un des joyaux de la couronne d'Alides. Nous l’avons en portefeuille depuis plus de 20 ans. L'accord récemment conclu avec la Commission européenne garantit un flux de revenus stable qui constituera la base des futurs projets d'investissement, y compris dans la capitale, comme par exemple la rénovation du bâtiment de l'AELE (rue Joseph II), que nous venons de lancer", prolonge Rikkert Leeman. À la grosse louche, l'enveloppe devrait approcher à terme 60 millions d'euros.

L'immeuble d'angle avec, à l'arrière, côté rue de la Science, son pôle résidentiel. ©Kristof Vadino

500
millions d'euros
C'est le chiffre d'affaires prévisionnel annoncé par Alides REIM, la holding du groupe familial Maes.

Ragaillardi, le patron du bras immobilier de la famille Maes (Gand) est d’ailleurs sur le point d’annoncer trois nouvelles acquisitions stratégiques, dont une en territoire wallon et deux dans la capitale. Pour porter ses futurs projets, il pourra compter sur Alides REIM, la holding du groupe familial. Celle-ci dispose de 238 millions d'euros de capitaux propres consolidés et prévoit déjà, sur la base de son pipeline actuel, un chiffre d'affaires futur de plus de 500 millions d'euros. Quant aux revenus locatifs annuels totaux du portefeuille d'investissement, ils s'élèvent désormais à plus de 20 millions d'euros.

Occupant gourmand et très prisé

Quelques jours à peine après la confirmation par le promoteur Atenor du marché cadrant la construction du futur Centre de conférences (26.000 + 36.000 m²) de la Commission européenne et quelques mois après le bouclage du contrat d’occupation de l’immeuble The One (usufruit, 29.000 m²), juste à côté, le Quartier européen est donc à nouveau sous le feu des projecteurs.

Le CEO d'Alides sur une des terrasses de l'immeuble bientôt réceptionné. ©Kristof Vadino

"Les institutions européennes recherchent encore entre 80.000 et 100.000 m² de bureaux de qualité d'ici 2024-2025."
Rikkert Leeman
CEO Alides REIM

Et si on pouvait encore douter de la volonté de l’UE de concentrer ses activités-phare dans son quartier historique, ces décisions récentes lèvent toute équivoque. Rikkert Leeman rappelle d’ailleurs que les institutions européennes recherchent encore entre 80.000 et 100.000 m² de bureaux de qualité d'ici 2024-2025

Dessiné par les architectes bruxellois de LD2, le nouveau bâtiment de 14 étages qu’il finalise pour l’instant à l’angle des rues de la Loi et de la Science doit être livré le 30 juin 2021. Selon toute vraisemblance, les premiers fonctionnaires européens y entreront dès septembre sur une superficie totale de près de 13.500 m². "L’OIB, le bras immobilier de l’UE, n’a pas encore décidé qui allait occuper les murs. Mais cela ne saurait tarder", précise le propriétaire.   

Usufruit pur et sûr

Les 1.500 m² de logements adossés verticalement sur le versant de l’immeuble côté Science, en conformité avec l’esprit de mixité prévu par le PUL (Périmètre urbain Loi), resteront indivisibles et conservés en portefeuille au sein du groupe Maes, une fois loués. Les 12 appartements spacieux avec terrasse auront vue sur un jardin intérieur. Deux autres terrasses suspendues trouveront place aux 6e et 7e étages de l'immeuble voisin. 

Pour bétonner le contrat discrètement signé ce mardi, les deux parties ont fait vérifier au peigne fin par des experts extérieurs l’invulnérabilité des permis délivrés. L’usufruit de 20 ans signé sur la partie bureaux a été taillé sur mesure et n’est pas lié à un droit de préemption. 

On ajoutera enfin qu’à l'exception du sous-sol, tous les éléments structurels posés hors sol pour l’instant ont été préfabriqués pour garantir un processus de construction et de déconstruction rapide et efficace (économie circulaire). 

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