Publicité
mon argent

La flambée des prix immobiliers semble se calmer

L'indice Trevi publié ce lundi montre que les délais de vente de biens immobiliers sont passés de 15 jours durant le premier semestre 2021 à plus d'un mois durant le 3e trimestre. ©BELGAIMAGE

Le troisième indice Trevi de l’année confirme que les prix négociés sur le marché résidentiel retrouvent des niveaux plus raisonnables.

Après une surchauffe continue de plus de 5 points de base sur un an, l’indice trimestriel des prix de l’immobilier résidentiel publié ce lundi matin par le réseau d’agences Trevi se stabilise enfin, laissant présager une accalmie progressive du côté des prix d’échange des biens négociés sur le marché belge. Pour rappel, cet indice affiche une tendance de marché globale, sans détailler les valeurs par type de biens.

"Nous restions dans une position schizophrénique, partagés entre l’euphorie d’un marché en ébullition après le contrecoup du confinement et le souhait de voir le jeu de l’offre et de la demande revenir à davantage de raison. Si la surchauffe avait perduré un ou deux semestres de plus, nous nous dirigions clairement vers une zone de turbulences difficile à contrôler", résume Eric Verlinden, le patron sortant du groupe Trevi, qui quittera fin 2021 la structure qu'il a fondée et pilote depuis plus de 40 ans.

Depuis la création de l'indice en 2005, les prix négociés sur le marché secondaire (échanges de biens) ont augmenté en moyenne, bon an mal an, de 26,3%.

"Soft landing"

Eric Verlinden redoutait par-dessus tout le décrochage sensible, sous la pression soutenue de la demande sur certains segments et endroits très prisés, entre les prix pratiqués et la valeur réelle des biens concernés.

"Le segment d’entrée de gamme reste clairement sous pression vu la rareté de l’offre."
Eric Verlinden
CEO sortant de Trevi Group

"Le soft landing entamé permettra fort heureusement à tout un chacun de retrouver des repères cohérents. Notre marché résidentiel reste détenu dans sa toute grande majorité par des particuliers ou des sociétés patrimoniales familiales: cette réalité de terrain induit naturellement un besoin de stabilité et de sérénité sur le long terme. Et comme nous l’avions prévu et souhaité, nous n’atteindrons sans doute plus que dans quelques cas ce que nous appelons des ‘valeurs de convenance’ entraînant une surcote atteignant parfois 10%, selon le type de biens", insiste-t-il.

Offre et délais de vente en (légère) hausse

Grâce à une offre de biens existants en légère augmentation (±5%) et une demande plus rationnelle, le cocktail de la seconde partie de l’année semble donc moins corsé. Cet équilibrage du marché se produit sur quasi l’ensemble des créneaux. "Mais le segment d’entrée de gamme reste clairement sous pression vu la rareté de l’offre, et ce dans les trois régions", nuance-t-on chez Trevi.

Autre paramètre important pointé par l’indice trimestriel: l’offre de biens neufs est toujours frappée d’anémie et le marché résidentiel reste essentiellement alimenté par les biens d’occasion. Quant aux délais de vente, alors qu’ils étaient tombés à moins de 15 jours durant le premier semestre 2021, ils sont repassés en moyenne au-delà du mois durant le 3e trimestre.

-45%
de transactions
C'est le ralentissement d'activité enregistré par le réseau Trevi au cœur de l'été dernier.

Selon Trevi, deux raisons principales expliquent ce rallongement progressif des délais avant signature du compromis de vente. Tout d’abord, la surcote des prix de vente consécutive à la pression quasi irrationnelle de la demande par endroits. Ensuite, la période de vacances, qui a provoqué l'été dernier un ralentissement plus marqué que les autres années sur ladite demande, avec une baisse de 45% des transactions abouties entre le 10 juillet et le 23 août.

À ce propos, on nuancera quelque peu l'optimisme affiché chez Trevi en relevant que l'indice maison est coutumier d'un tassement trimestriel avant de repartir à la hausse. Ce fut notamment le cas en 2014, 2015 et 2018. Depuis lors, hormis durant le confinement imposé aux agents immobiliers en 2020, les prix n'ont plus cessé de grimper (+4 à 5% en moyenne). On attendra donc la fin de l'année pour confirmer par les chiffres l'accalmie annoncée.

Enfin, on terminera par une bonne nouvelle pour les acquéreurs-investisseurs: le délai de location reste, pour l’instant, conforme à celui des années précédentes, sous la barre des 40 jours.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés