La forte chute des prix de l'immo, ce n'est pas pour tout de suite

©BELGA

Dans un rapport le FMI fait une ébauche du marché immobilier belge. L'institution table davantage sur un recul limité des prix que sur une chute vertigineuse.

Un recul limité des prix de l'immobilier belge semble, pour le Fonds monétaire international, le scénario le plus plausible. La solidité financière des ménages belges, le taux de Belges propriétaires et une politique de crédits prudente réduisent, selon un rapport de l'institution, les risques d'une correction désordonnée.

Le rapport fait en effet l'ébauche du marché immobilier belge. Il y est écrit que la valeur nominale d'une habitation a ainsi plus que doublé chez nous depuis 2000. Cette tendance est certes également observée dans beaucoup d'autres pays où, notons-le, la plus grande part de l'augmentation a été enregistrée avant la crise de 2007. Néanmoins, à l'inverse de ces pays, les prix de l'immobilier belge n'ont pas accusé par la suite de fortes contractions. Depuis 2008, les prix des maisons ont même augmenté de 15%.

Selon le rapport, une grande partie de ces augmentations trouvent leur explication dans des facteurs financiers. La surévaluation des prix, estimée selon certains à 50%, est "plus faible que ce que ne suggère un bref coup d'oeil sur les données historiques", lit-on.  Les changements récents des politiques macro-prudentielle et budgétaire semblent appropriés pour rendre le marché immobilier plus sûr, estime le FMI. Ce dernier souligne toutefois l'importance de rester vigilant et d'assurer une bonne coordination des politiques dans ce domaine.
   

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