La surchauffe des prix des logements se confirme à Bruxelles

Les prix des logements à la revente s'affichent en hausse depuis 2019 à Bruxelles. La crise sanitaire n'a pas freiné le mouvement. ©BELGAIMAGE

Le baromètre annuel des géomètres-experts confirme la flambée des prix de l’immobilier à Bruxelles. Une très mauvaise nouvelle pour les primo-acquéreurs.

Chaque année, la Société royale des géomètres-experts (UGEB-ULEB) fourbit, comme les notaires ou les agents immobiliers, ses chiffres sur l’évolution des prix du marché immobilier résidentiel secondaire (biens à la revente) à Bruxelles. Elle tire ses chiffres de l’ensemble des résultats de ventes conclues après expertises exécutées durant les 12 mois écoulés, soit un millier de transactions.

Si ce corpus est loin d'atteindre celui fourni par les études notariales, les paramètres pris en compte sont évalués par un système très précis de points, et sont, sans doute, les plus exhaustifs du marché.

+16%
Le prix des appartements mis en vente publique a augmenté de 16% en 2020.

Le dernier bilan tiré de l’ensemble de ces expertises est pour le moins préoccupant pour les candidats à l’achat dans les 19 communes bruxelloises. En effet, après une période de relative stagnation d’une dizaine d’années, la hausse des valeurs déjà enregistrée en 2019 - sur base de l'indice moyen calculé par les géomètres-experts - s’y est renforcée en 2020 pour tous les types de biens, en vente publique comme de gré à gré.

Succès des ventes en ligne

En vente de gré à gré, la hausse est de 13% pour les maisons d’habitation, 12% pour les immeubles de rapport et 14% pour les appartements. En vente publique, elle est de 7,5% pour les maisons unifamiliales, mais monte à +14% pour les immeubles de rapport et même à +16% pour les appartements.

"L’introduction de la plateforme de ventes publiques en ligne Biddit est d'ailleurs une réussite: ce système rencontre un grand succès et les valeurs montent souvent dans les derniers instants, parfois même longtemps après l’heure théorique de clôture en raison de nouvelles enchères successives. Les amateurs savent plus précisément surenchérir en connaissance de cause", précise Eric De Keghel, le rapporteur. À tel point que les ventes publiques expertisées par les géomètres-experts ont vu les valeurs recensées monter de 44% ces deux dernières années.

"Les valeurs inférieures à 2.000 euros/m² deviennent rarissimes pour des biens en état convenable (...), alors qu’il y a quelques années on trouvait encore des appartements à 1.000 euros/m²."
Société royale des géomètres-experts

Pression de la demande confirmée

Malgré la pandémie et la crise qui en découle, le marché résidentiel bruxellois est donc clairement toujours positionné à la hausse. Et c’est manifestement sur le segment des appartements bruxellois à la revente que cette surchauffe refroidit les ardeurs d’un maximum de candidats à l’acquisition. Sur base des expertises réalisées l’an dernier, le rapport de l'UGEB stipule que "les valeurs inférieures à 2.000 euros/m² deviennent rarissimes pour des biens en état convenable - même dans les moins bonnes situations -, alors qu’il y a quelques années on trouvait encore des appartements à 1.000 euros/m²".

Les appartements neufs ne sont, eux, pas repris dans les statistiques des géomètres-experts. Mais l'UGEB indique que si on ignore les biens exceptionnels, les valeurs hors frais (dont la TVA) oscillent toujours entre 3.000 euros/m² dans les moins bonnes situations et 4.500 euros/m² dans les meilleures situations (avec des prix plus élevés pour le haut de gamme).

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