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La Tour Realex, prends garde!

Le socle du Centre de conférences, tel qu'imaginé dans le projet aujourd'hui débouté par le gouvernement bruxellois. ©Assar Architects

Où l’on apprend qu’Atenor a reçu fin août déjà notification officielle d’urban.brussels, l’administration en charge de la délivrance (ou non) des permis, que le permis d’urbanisme pour ériger le projet Realex était refusé.

Au Cabinet de Pascal Smet (Vooruit), le secrétaire d’État bruxellois en charge de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, on ne souhaite pas en remettre une couche. Mais on confirme qu’un document officiel basé sur l’article 191 du CoBAT, le nouveau Code bruxellois de l’Aménagement du Territoire, a bien été transmis au promoteur immobilier et à son architecte en charge de la demande de permis, Assar.

En bleu, le volume du Centre de conférences, validé par la tutelle régionale. Ce qui le dépasse en hauteur (A, 114 mètres) passerait à la trappe si Atenor revoit finalement sa copie. ©Atenor

Que stipule cet article? Il indique que l’autorité délivrante, à savoir ici le Gouvernement bruxellois, refuse le permis et invite le demandeur à introduire ni plus ni moins qu’une nouvelle demande auprès de l’autorité compétente. Concernant le projet visé, pour simplifier, on accepterait la construction du futur Centre de conférences de la Commission européenne (25.000 mètres carrés, 29 salles de réunion), qui est compris dans le socle du complexe, côté Loi. "Mais on n’autorise pas Atenor à dépasser la hauteur du Centre de conférences pour le reste des fonctions prévues sur le terrain", résume-t-on au Cabinet Smet. Autrement dit, on ampute l'ensemble de la majeure partie de ses bureaux.

On motive ce refus en brandissant le futur PAD Loi revu et corrigé, le Plan d’Aménagement directeur du quartier, qui devrait passablement réduire la verticalité des futurs développements dans la zone et y densifier la mixité, à commencer par le logement.

Le projet officiellement débouté par urban.brussels fin août ©Assar Architects

Du côté du porteur de projet, on ne décolère pas face aux tergiversations de la tutelle politique. "En refusant la demande de permis déposée depuis des mois, Pascal Smet nous oblige à revenir en arrière et à repartir de ce qui est d’ores et déjà acquis avec permis (référence 04/PFD/482352), modifié en août 2016 et redélivré le 21 octobre 2019. Notre ancienne version de tour ne comprend que du bureau; et tant pis si, au passage, la Région bruxelloise mange la parole qu’elle a récemment donnée au Commissaire européen en charge du dossier, concernant son soutien pour ériger à cet endroit son futur centre de conférences", réagit Stéphan Sonneville, particulièrement démonté.

Perte sèche

On peut le comprendre: d’une part, Atenor a attendu durant 9 mois la réponse officielle de l’autorité de tutelle, alors que la convention d’acquisition avec la Commission européenne avait été signée dès janvier dernier et que le promoteur est désormais tenu par des délais de livraison stricts contrôlés par l’OIB (Office for Infrastructures in Brussels). Et le permis d’environnement lui avait été dûment délivré mi-juin.  En outre, ne pas pouvoir dépasser en hauteur le niveau du Centre de conférences - soit à tout casser 55 mètres au lieu de 114 - lui enlève une superficie hors sol énorme, avoisinant 40.000 mètres carrés, et dénature l’équilibre initialement prévu sur le terrain compris entre les rues de la Loi et de Lalaing.   

Du côté du Cabinet Smet, on relativise. Et on confie que la ligne n’est pas coupée avec Atenor pour trouver une solution. Quel que soit le scénario choisi, il faudra faire vite: la convention d’acquisition signée avec la Commission européenne stipule que le Centre de conférences doit être livré fin 2024.  

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