Le 14e Martin's Hotel logé dans les murs d'une église à Mons

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John Martin vient de signer le contrat de gestion des murs du Dream avec le propriétaire louviérois Aldo Santoro. Il sera le 14e hôtel géré par le groupe familial. Implanté en plein coeur de la ville de Mons depuis 2013, cet hôtel 4 étoiles de 62 chambres est logé dans une église désacralisée construite en 1851 par les Pères Rédemptoristes.

Depuis plus de dix ans déjà, les promoteurs d’ici et d’ailleurs lorgnaient ces murs de caractère régulièrement remis sur le marché. C’est finalement l’entrepreneur et homme d’affaires local Aldo Santoro qui a pris le risque de transformer en hôtel ce lieu atypique, compliqué à mettre en œuvre et à transformer pour atteindre les standards énergétiques et de confort indispensables à un hôtel 4 étoiles, mais offrant une ambiance à valeur ajoutée inimitable.

Chantier atypique

Le propriétaire a ensuite décliné les chambres et espaces communs dans des thématiques 100% belges (Expo 58, Merckx, etc.), voire locales, notamment la "Carnaval de Binche" avec ses tables de nuit en forme de tambour, de sabots et d’oranges en guise d’éclairage, ou la "Magritte", limite kitsch. Dans un bâtiment voisin plus classique, cinq suites sont décorées sur le thème des cinq continents. Et aux fourneaux de la brasserie et du restaurant O Mezzo, c’est le propriétaire lui-même qui tenait les manettes la plupart du temps.

Nouvelle perle du chapelet Martin’s

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Un temps aujourd’hui révolu puisqu’Aldo Santoro vient de céder les clés de "sa" chapelle à John Martin, dont les équipes sont désormais à pied d’œuvre sur place. Des équipes qui ont l’expérience des vieilles pierres de caractère désacralisées pour avoir déjà réanimé après transformation les murs du Patershof à Malines ou du Klooster Hotel à Leuven. A ce stade, John Martin dit vouloir garder telles quelles dans un premier temps les 62 chambres de l’ancienne église montoise de style néogothique, toutes uniques, avec rosace, ogives, vitraux, colonnes et pierres polies par l’histoire.

Hors des standards hôteliers

Comme à Malines, les hauteurs sous plafond et les découpes des chambres et des salles de bain ne correspondent à nouveau à aucun standard immobilier actuel, mais offrent des ambiances inégalées. Certains visiteurs qui apprécient n’hésitent d’ailleurs pas à " se faire " toutes les chambres, une à une.

Enfin, derrières les fourneaux de la brasserie et du restaurant logés rue de la Grande Triperie (sic), c’est le chef Pierino Giovanditti qui prend le relais. Celui-ci a fait ses classes notamment à la Maison du Boeuf, la Villa Lorraine, le Pigeon Noir et la Maison du Cygne. "L’ambiance locale est déjà géniale. Donc, on va surtout garder ce qui fonctionne déjà, carte italienne comprise, en la revisitant", confie John Martin.

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