Le complexe de bureaux Arlon-Trèves jouera la carte de la rénovation circulaire

La façade en béton datant des années '70 sera conservée: une formule qui devrait simplifier les procédures de demandes de permis. ©BPI-AGRE

BPI et AG Real Estate, les nouveaux propriétaires de l'immeuble reliant les rues d'Arlon et de Trèves, ont choisi les architectes qui transformeront, sans les détruire, les murs datant des années 70.

Le bloc de bureaux reliant la rue de Trèves (55-82-84) et celle d’Arlon (82), occupé au fil des ans par des locataires comme Seco, le Royal Automobile Club de Belgique, la Haute-Ecole Marie Haps, Vinci ou Ethias, va être entièrement rénové sans changer de peau.

Pour repenser cet ensemble particulièrement complexe, imbriqué en forme de S dans le tissu des bureaux du quartier européen très dense, BPI et AG Real Estate, les développeurs ont lancé un concours d'architecture qui a rapidement suscité un grand intérêt sur le plan national et international.

Le bâtiment "sera entièrement repensé et revalorisé avec une élégance discrète, dans l'esprit de la réutilisation durable des bâtiments."
Kristiaan Borret
Maître architecte bruxellois

Cinq candidats retenus ont eu l'occasion de soumettre leur projet. Et c’est l'équipe réunissant les gantois TRANS Architectuur, Util et CES (étude des structures et ingénierie) qui vient d’être sélectionnée "en raison de ses choix structurels audacieux et de son respect de l'architecture du bâti actuel", motivent les maîtres d’ouvrage. Ceux-ci limitent ainsi les risques de voir la demande de permis s'éterniser dans les limbes administratifs, comme c'est le cas de nombreux projets actuellement portés en Région bruxelloise. 

Le rez d'immeuble réaménagé et la ruelle adjacente. Tout se passera à l'intérieur des murs. ©Trans Architectuur / Util /CES

Réutilisation durable

"Ce bâtiment est à première vue un complexe de bureaux terne. Il sera entièrement repensé et revalorisé avec une élégance discrète, dans l'esprit de la réutilisation durable des bâtiments: le concept retenu est novateur en termes de circularité et de créativité architecturale puisque la structure porteuse du bâtiment est également prise en compte", explique Kristiaan Borret, le maître architecte bruxellois, associé au processus de sélection. 

"Travailler avec une structure suspendue agrandit l'espace et améliore la luminosité naturelle".
Xavier Denis
AG Real Estate

La demande de permis sera déposée fin de cette année encore pour un chantier espéré en 2023-2024. 

Flexibilité à tous les étages, même sous terre

Même si le projet de l'équipe d'architectes laissera quasi intacte l'enveloppe extérieure en béton, des interventions structurelles de grande envergure sont prévues au cœur du bâtiment. Pour améliorer la qualité des espaces intérieurs dans la partie centrale, toute la structure interne, constituée de lourdes colonnes, sera en effet supprimée et remplacée par un système de poutres en treillis sur lesquelles les revêtements de sol seront suspendus par des câbles. 

20.000
mètres carrés
La surface habitable du complexe de bureaux sera portée à 20.200 mètres carrés.

Pour Xavier Denis, qui dirige le développement des projets "bureaux" chez AG Real Estate, ce choix original de travailler avec une structure suspendue présente de nombreux avantages. "Cela agrandit l'espace et améliore la luminosité naturelle. Cela nous offre également une plus grande flexibilité d’aménagement des espaces de bureaux", explique-t-il. 

Le futur bâtiment devrait offrir une superficie de 18.500 m² hors sol avec une surface utile supplémentaire de 1.700 m² aux niveaux -1 et -2. Compte tenu de la réduction des places de stationnement, ces premiers étages en sous-sol se verront attribuer une nouvelle fonction de services aux occupants: espaces de co-working, salles de conférence et de réunion, salle de sport et parkings pour vélos.

Comme c’est désormais une habitude, à Bruxelles comme ailleurs, des terrasses et des jardins suspendus seront aménagés à différents endroits, y compris, bien sûr, au 12e étage, le rooftop. 

Last but not least: la ruelle reliant les rues d'Arlon et de Trèves, très glauque pour l’instant, va être entièrement repensée pour devenir une véritable connexion urbaine.

Les volumes intérieurs rendus plus flexibles et lumineux grâce à la structure porteuse en treillis. ©Trans Architectuur / Util /CES

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