Le futur centre de conférences de l’UE est à l’enquête publique

Le socle du futur centre de conférences de la Commission européenne et la trouée transversale reliant les rues de la Loi et de Lalaing. ©Assar Architects

Porté par Atenor, le projet Realex, qui logera notamment dans son socle le futur centre de conférences de la Commission européenne entre les rues de la Loi et de Lalaing, est actuellement à l’enquête publique.

C’est un important dossier immobilier bruxellois, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, qui est à l’enquête publique jusqu’au 5 novembre prochain. La demande de permis d'urbanisme – réintroduite et amendée par le promoteur Atenor – consiste à démolir un immeuble de bureaux (ex-siège Loi 93-97), transformer en équipement d’intérêt collectif un hôtel de maître néoclassique dont la façade avant est classée (ex-siège de l’Église de Scientologie, Loi 91) et construire deux immeubles sur un socle commun de quatre niveaux (sous la rue de la Loi). Le premier comprendra un immeuble de bureaux (35.894m²) et de commerce (621m²) et le second accueillera le futur centre de conférence de la Commission européenne (25.967m²), qui offrira notamment une grande salle d’une capacité de 760 places, divisible en trois salles plus petites (niveaux -1 et-2). L’ensemble jouxtant The One, un autre projet mixte récent développé par le même promoteur, sera complété par 266 emplacements de parking en sous-sol (niveaux -3 et -4) et un espace vert sis en surface entre les rues de la Loi et J. de Lalaing qui incluera un kiosque à caractère commercial.

Les deux immeubles au socle commun, vus depuis la rue de la Loi, avec les aménagements entre projets Realex et The One, tous deux développés par Atenor. ©Atenor

Retour au cadre réglementaire précédent

760
places assises
C'est la capacité maximale qu'offrira la grande salle du futur Centre de conférences de la Commission européenne.

D’ici le 18 novembre, date-butoir prévue pour la commission de concertation, les opposants au projet promettent de battre le fer. Mais le patron d’Atenor, qui porte ce projet depuis plus de 10 ans déjà, se veut confiant malgré le récent arrêt du Conseil d’État invalidant le Règlement régional d’urbanisme zoné (RRUZ) qui devait constituer la trame réglementaire cadrant la demande de permis. «Le site où est logé notre projet s’inscrit dans le périmètre d’Intérêt régional «Projet urbain Loi» auquel devait s’appliquer ce règlement régional d’urbanisme zoné. Le RRUZ ayant été annulé il y a plus d’un an déjà, ses effets ne sont pas maintenus. C’est donc le règlement régional d’urbanisme (RRU) précédent qui reste d’application pour cadrer toute demande de permis. Le site concerné est en zone administrative au PRAS et n’est pas inclus dans le périmètre d’un plan particulier d’aménagement du sol (PPAS)», résume juridiquement Stéphan Sonneville, CEO d'Atenor.

Dans la trouée transversale séparant les complexes Realex et The One prendront place une zone piétonne verte et un kiosque jouxtant la rue de Lalaing. ©Assar Architects

En un mot, le permis réintroduit pour y inclure le nouveau centre de conférences est bien dans les fourches caudines du cadre réglementaire qui prévaut par défaut. Ceci en attendant, comme sœur Anne, que la Région bruxelloise accouche un jour peut-être de l’hypothétique Plan d’aménagement directeur Loi, déjà lourdement sabordé par les organisations de défense des riverains et de l’environnement.  

Projet de longue haleine

©Assar Architects

Sans être encore certain de l’issue positive de la demande en cours, on rappellera que ce dossier, passé dans les mains de plusieurs architectes avant d’être récemment encore remis sur le métier par Assar Architects malgré un précédent permis déjà délivré, avance et recule dans les méandres de l’administration bruxelloise depuis plus de dix ans déjà. Dans le meilleur des cas, le nouveau complexe devrait accueillir ses occupants d’ici 2024, date à laquelle l’ancien Centre Borschette longeant le parc Léopold devrait être définitivement fermé et réaffecté.

La capacité totale prévue pour le nouveau complexe sera de l'ordre de 2.400 participants. La facture globale avoisine les 150 millions d'euros.

Le successeur du vieux centre de conférences "Borschette" devrait comporter autant de salles de réunion et de conférence qu'il y a de pays dans l'UE, mais également une zone de bureaux, un parking, une cafétéria, un local de garderie et, enfin, une salle de banquet. La capacité totale prévue sera de l'ordre de 2.400 participants. La facture globale, avoisinant 150 millions d'euros, sera couverte en grande partie par un emprunt de 123 millions contracté par l'Office infrastructures et logistique à Bruxelles (OIB) dont le remboursement sera étalé sur une période de 25 ans.

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