Le groupe Edmond de Rothschild crée une faîtière immobilière unique

Le Benelux Commercial Real Estate Fund compte trois actifs et bientôt un quatrième, actuellement occupé par le cabinet d’avocats Liedekerke. ©Dieter Telemans

Les trois sociétés européennes de gestion d’actifs immobiliers du groupe Edmond de Rothschild opéreront désormais sous une seule et même marque: Edmond de Rothschild Real Estate Investment Management (REIM). Celle-ci gère un portefeuille de plus de 10 milliards d’euros. En Belgique, un quatrième actif est sur le point d’être acquis.

Le groupe familial Edmond de Rothschild, spécialisé dans la banque privée, compte aujourd’hui 150 milliards d’euros d’actifs sous gestion, 2.700 collaborateurs et 32 implantations dans le monde. Actif dans l’immobilier depuis sa création, il a développé cette branche d’activités au gré d'acquisitions ciblées. Celles-ci se sont accélérées ces dernières années; notamment avec le rachat des sociétés Orox en 2012 (qui gère plusieurs fonds dédiés en Suisse), Cleaveland en 2016 (actif dans l’Hexagone) et Cording Real Estate Group, en 2018 (qui couvre le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Benelux).

Ces sociétés opèrent toutes depuis quelques jours sous la même faîtière Edmond de Rothschild Real Estate Investment Management (REIM). Elles forment un réseau européen de 9 bureaux et 120 collaborateurs qui a déjà plus de 10 milliards d'euros en portefeuille et offre un important potentiel de croissance.

Les équipes réunies couvrent l’ensemble des expertises: investissement, gestion des fonds et gestion des biens immobiliers. Elles sont actives dans les secteurs des bureaux, de l’industriel, de la logistique et du résidentiel.

Doubler la mise d’ici 3 à 5 ans

"Nous allons doubler la voilure et atteindre la barre des 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici 3 à 5 ans."
Pierre Jacquot
Edmond de Rothschild REIM

Pierre Jacquot, le nouveau directeur général d'Edmond de Rothschild REIM, assure avoir mandat pour doubler la voilure et atteindre la barre des 20 milliards d’euros d’actifs sous gestion d’ici 3 à 5 ans. "Nous ciblerons les actifs auxquels nous pouvons donner une réelle valeur ajoutée. Notamment ceux situés à proximité immédiate des axes de transport ou très exposés au niveau énergétique: ces passoires à calories font tache dans le tissu urbain aujourd'hui", précise le patron.

Sur le même cœur de cible environnemental, le groupe Edmond de Rothschild est également actif en Belgique via la plateforme de capital investissement EDR Private Equity dans la société Ginkgo, spécialisée dans la valorisation des terrains fortement pollués et à réhabiliter. Des projets de réhabilitation incluant d'importants développements immobiliers sont actuellement en cours en Brabant wallon et à Bruxelles.

Quatrième actif bruxellois en vue

Dans notre pays, c’est le Benelux Commercial Real Estate Fund chapeauté par Cording qui est le véhicule de référence, avec une diversification de portefeuille entre Pays-Bas pour la moitié, Belgique pour un tiers et Luxembourg pour le solde. Ce fonds immobilier dispose aujourd’hui d’un portefeuille sous gestion de près de 400 millions d’euros, qui pourrait grandir rapidement au-delà du milliard d'euros.

"On y recense actuellement trois immeubles bruxellois: le rue de la Loi 82, valorisé autour de 20 millions d’euros et entièrement loué, le Montoyer 40, également dans le quartier européen, valorisé à 17 millions, et l’immeuble occupé autrefois par Nespresso au 140 de l’avenue Louise, que nous avons reloué depuis et dont la valeur de marché avoisine 16 millions d’euros", énumère le patron.

Un quatrième actif va tout prochainement venir compléter ce trio. Selon nos informations – que l'acquéreur se refuse à confirmer pour l'instant –, il s’agit d’un immeuble de 7.300 m² situé boulevard de l’Empereur 3-5, à l’angle avec la place de l’Albertine. Le propriétaire, AIK Immobilien, est sur le point de signer – avec Cording Real Estate Group et pour compte d'un client allemand – le compromis de vente sur base d’un prix légèrement inférieur à 40 millions d’euros, soit quasi le double du prix d’achat négocié en 2012 par le vendeur. Le bâtiment visé est entièrement occupé par le cabinet d’avocats Liedekerke.

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