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Le marché résidentiel a résisté à la crise, selon Trevi

On craignait une chute d'activité sur le marché résidentiel belge. Il n'en est rien, selon le dernier indice trimestriel Trevi. ©BELGAIMAGE

On l’attendait davantage que les autres, cet indice atypique, donnant le pouls d’un trimestre qui a secoué ferme tous les pans de l’économie. Les chiffres rassemblés par les 35 partners du réseau Trevi sont plutôt rassurants: l’indice maison est resté – ou déjà revenu – à son niveau de mars dernier.

Comme le dit dès l’entame le patron du réseau d’agences Trevi, s’il est bien un trimestre qui marquera l’histoire de l’immobilier résidentiel, c’est celui qui vient de s’achever. "Deux éléments ressortent d’une abondante communication publiée sur le sujet durant le confinement: une méfiance renforcée sur l’évolution des prix du résidentiel en Belgique et une crainte sur la capacité ou la volonté des consommateurs de se porter acquéreurs de biens immobiliers dans le futur. Nous nous contenterons de répondre par la résilience hors du commun affichée par le marché résidentiel et sa capacité à continuer à mobiliser encore et toujours une épargne qui ne sait plus à quel autre saint se vouer", réagit d’abord Eric Verlinden, convaincu que certains analystes prennent un malin plaisir à durcir systématiquement le trait quand il s’agit d’immobilier. 

Il poursuit: "Ce que nous annoncions début avril se confirme: malgré le coup d’arrêt et les contraintes sanitaires imposées lors de la relance des activités de courtage, nous sommes revenus à des conditions de marché proches de celles qui prévalaient fin février en termes de demande. Et cela vaut pour tous nos départements, neuf comme secondaire, acquisitif comme locatif".

Creux, pic et stabilisation

Après un mois d’arrêt brutal suivi par un pic de trois semaines lors de la relance de l’activité post-confinement, le volume de ventes est, selon les indicateurs du réseau Trevi, revenu à la cadence enregistrée durant les deux premiers mois de l’année en cours. Côté prix, les valeurs ont retrouvé leur niveau d’avant-confinement et les volumes mis sur le marché (nombre d’offres) sont conformes à la moyenne d’avant-crise, tous segments confondus.

"Nous sommes revenus à des conditions de marché proches de celles qui prévalaient fin février."
Eric Verlinden
Trevi Group

Pénurie sur l’immobilier neuf

Pour Eric Verlinden, le prochain indice sera capital car il devrait permettre de vérifier si l’activité se maintient. À ce propos, il rappelle une fois encore sa crainte devant la raréfaction de l’offre de biens neufs encore renforcée suite à l’arrêt des chantiers en cours et aux délais prolongés de délivrance des permis.

©Photo News

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