Le nouveau propriétaire du siège bruxellois du cdH est connu

©Serge Anton

L’opération de revente des murs cachés derrière la façade emblématique de la rue des Deux Eglises a été bouclée en toute discrétion, a appris L’Echo.

L’immeuble était à la vente sur le marché depuis des mois. Maxime Prévot, le président du cdH, avait motivé en début d’année vouloir faire des économies, vu ses budgets de fonctionnement rabotés, et rationaliser les espaces historiques occupés, devenus obsolètes. Une nouvelle adresse avait déjà été indiquée non loin de là, rue du Commerce. Et les transactions pour la revente, très discrètes, allaient bon train. 

Nous avons récemment appris à bonne source que l’opération était bouclée, même si le cdH ne souhaite pas confirmer pour l’instant, et encore moins le montant négocié. Selon nos estimations, celui-ci devrait avoisiner 5 millions d’euros. Ce sont deux spécialistes de la promotion immobilière, déjà connues du landerneau et récemment associées pour monter d’un cran, qui ont finalisé cette transaction. Leurs noms: Anne-Catherine Galetic et Therecia Landell, réunies comme il se doit sous les initiales G+L et respectivement spécialistes des segments résidentiel et de bureaux, donc complémentaires. 

Petit et bientôt fonctionnel

Le petit immeuble de bureaux logé au 41 de la rue des Deux Eglises qu’elles viennent d’acquérir se trouve idéalement placé à la limite du quartier européen et des premières zones résidentielles jouxtant Saint-Josse (quartier Madou). Les nouvelles propriétaires temporaires comptent bien, selon nos informations, lancer sur les 2.700 m2 disponibles une rénovation lourde qui préserve l’affectation en bureaux et les 24 places de parking en sous-sol, précieuses dans la zone. La forte identité architecturale de la façade dessinée dans les années ’60 par les architectes Aerts & Remon sera également préservée, tout comme le gros-œuvre en béton. Mais toutes les installations techniques et les finitions seront mises au goût du jour. 

La demande de permis sera déposée d’ici quelques jours et le projet de bureaux sera mis sur le marché locatif au cours de l'année prochaine. Une commercialisation privilégiant plusieurs occupants est prévue, tout comme l’ouverture éventuelle des étages inférieurs à une enseigne de coworking. Pour cette commercialisation, l’espace modulaire de référence sera celui d’un plateau, soit 260 m². Selon nos informations, plusieurs candidats sont déjà sur la balle, la majorité des transactions dans le quartier européen se situant entre 250 et 500 m² dans une fourchette de prix avoisinant 250 euros le m² par an.  

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