Publicité
mon argent

Le prix des maisons s'envole dangereusement

La maison mitoyenne avec jardin est actuellement un bien particulièrement recherché et de plus en plus rare - donc cher - sur le marché belge. ©MAXPPP

Statbel, l'Office belge de statistique, publie aujourd'hui son baromètre du marché immobilier résidentiel sur les 6 premiers mois de l’année en cours. Les maisons restent un bien très recherché, trop rare et de plus en plus cher.

Les chiffres publiés ce vendredi par l’Office belge de Statistique (Statbel) et collectés sur la base des actes de vente enregistrés auprès du SPF Finances durant le premier semestre 2021 ont de quoi inquiéter les acquéreurs: sur le segment de la maison, désormais ventilé en "fermé, demi-fermé ou ouvert" pour les 2, 3 et 4 façades, les prix continuent à chauffer entre +10 et +15% au niveau national.

Sur le segment de l’appartement, la hausse annuelle (toujours par rapport au premier semestre 2020) n’est que de… 7,5%. Il est donc évident que la pression de la demande se fait surtout sentir, depuis le premier confinement, sur les maisons avec jardin, même si tout le marché immobilier reste sous tension haussière excessive.

Écarts entre Statbel et les notaires

Les observateurs les plus attentifs feront remarquer que les hausses relatives affichées par l’Office belge de statistique sont supérieures à celles calculées par la Fédération du Notariat (Fednot) pour la même période. À y regarder de plus près, rien d’étonnant à cela: "C’est comme si on comparait des pommes et des poires", nous explique-t-on à la Fednot. "Tout d’abord, Fednot prend comme mètre étalon des prix moyens alors que Statbel part de prix médian pour calculer ses hausses relatives. Ensuite, StatBel fait ses calculs sur la base des actes de vente enregistrés auprès du SPF Finances alors que la Fédération du Notariat le fait sur base des compromis de vente, soit avec une photographie du marché en avance de trois mois au moins."

Indice des loyers sous pression

On se bornera donc à aller à l’essentiel, quelle que soit la source et la pondération retenues: le marché résidentiel belge reste sous pression, tout particulièrement sur le segment de la maison. Et les hausses de prix enregistrées sur un an sont du même acabit que celles enregistrées au début des années 2000. Une très mauvaise nouvelle pour l'inflation et pour les loyers, sans doute poussés eux aussi à la hausse avant la fin de l’année.

Et même sur le segment de l’appartement d'occasion, où la hausse enregistrée par rapport au 1er semestre 2020 se limite à 7,5%, il s’agit sur un an d’un surcoût net (taxes comprises) de près de 20.000 euros pour acquérir un logement standard mis en vente autour de 215.000 euros, le prix médian affiché actuellement au niveau belge par Statbel. Pareil surcoût peut faire la différence quand il s'agit de négocier à l'euro près avec un banquier de plus en plus regardant, surtout en fin d'année lorsque les enveloppes prévues pour les prêts hypothécaires sont dépassées.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés