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Le siège de la Royale Belge peut enfin renaître

©doc

Le permis d’urbanisme cadrant le projet mixte porté par les nouveaux propriétaires des lieux a été délivré mardi. Il intègre des espaces de bureaux et un hôtel. Mais pas que…

Pascal Smet, le secrétaire d’Etat bruxellois à l’Urbanisme (Vooruit), n’est pas peu fier de donner son feu vert à ce projet régional iconique qui redessine le futur de l’ex-siège de la Royale Belge (Souverain 25). «Ce projet a démontré sa qualité; la Région a donc délivré le permis d’urbanisme. Ce bâtiment emblématique va s’offrir d’ici 2023 une nouvelle vie et être enfin rouvert au public», résume-t-il, non sans insister sur le délai administratif exemplaire de délivrance, même si le site est inoccupé depuis des années déjà. «Obtenir en 7 mois un permis d’urbanisme pour un bien sauvegardé, c’est possible. C’est dans ce but que nous avons créé la procédure des réunions de projet pour en augmenter la qualité et accélérer le processus.» 

7
mois
C'est le délai d'obtention du permis d'urbanisme pour le site de l'ex-Royale Belge

Pour Nicolas Billen (Cores Development), l’un des développeurs du projet, c’est l’aboutissement d’une première étape menée tambour battant avec les différentes instances publiques impliquées et les riverains. «L’enjeu était de taille, car ce site emblématique est ancré dans le paysage bruxellois. Et c’est la preuve que l’on peut préserver des murs à haute valeur patrimoniale tout en leur donnant une nouvelle vie», indique-t-il. Outre Cores Development, les autres développeurs sont Foresite, Urbicoon et APE.

"La quasi-totalité des bureaux est déjà louée."
Pascal Smet
Secrétaire d’État bruxellois à l’Urbanisme (Vooruit)

La commercialisation des espaces de bureaux, lancée voici plusieurs mois déjà, est d’ailleurs un succès: «La quasi-totalité des bureaux est déjà louée. Preuve que ce projet répond aussi à la demande post-covid et qu’il y a une demande du secteur pour des projets de qualité», insiste Pascal Smet.

Que cadre le permis ? 

Le projet désormais validé prévoit une série d’interventions pour adapter l’immeuble d’un autre âge, pensé il y a un demi-siècle, aux normes et exigences actuelles. Il s’agit surtout de la création d’une colonne vertébrale prévoyant une nouvelle circulation verticale, le réaménagement du socle, le percement de baies dans le hall d’entrée, la suppression des escalators et incluant au passage l’aménagement d’un club sportif dans l’ancien réfectoire… sans oublier la réalisation d’une piscine extérieure.

Outre ces modifications, le projet comprend la restauration/rénovation complète de l’immeuble, de ses abords immédiats et de son parc dans l’objectif de retrouver leur composition et esthétique d’origine.

Autre volet intéressant, notamment pour les riverains: le renforcement de la dimension biodiversité du site (en partie Natura2000). «Cela passe par une naturalisation des berges, une restitution d’une prairie humide et une conservation presque intégrale du massif qui faisait partie de la Forêt de Soignes anciennement», détaille Nicolas Billen.

Le programme immobilier validé

  • Sous-sols: parking, stockage et locaux techniques
  • RDC et 1er étage (socle): espaces d’accueil, de coworking, auditoire, services pour les utilisateurs du complexe, restaurant, club sportif/wellness
  • Étage 2 (socle): espaces d’accueil, club sportif/wellness, lobby de l’hôtel avec bar et restaurant.
  • Étages 3 à 5 (tour en croix): chambres d’hôtels
  • Étages 6 à 10 (tour en croix): plateaux de bureaux

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