Le Smart Manufacturing Campus, dernier phénix des charbonnages limbourgeois

L'ancienne roue du charbonnage local, repère historique du nouveau parc d'entreprises limbourgeois. ©LRM Thor Park

Au milieu des terrils et des sites de charbonnages en phase de reconversion, un nouveau cocon polyforme de 8.000 m² intégrant halls de production, laboratoires et bureaux va voir le jour d’ici fin 2022. Il sera dédié aux entreprises manufacturières dites intelligentes.

Ce sera la première étape concrète de la réalisation d’un nouveau campus manufacturier intelligent logé au cœur du Thor Park de Genk. Le Smart Manufacturing Campus (SMC) mettra résolument le curseur sur la transition énergétique et les villes intelligentes. Et il participera au projet de réaffectation global lancé sur l’ancien site minier de Waterschei (89 hectares) visant à en reconvertir les scories en haut lieu de l’innovation durable.

16
millions d'euros
La première phase de développement du SMC disposera d'un budget global de 16 millions d'euros.

Le parc technologique, reconversion des anciens sites miniers limbourgeois.

Première alvéole intelligente

16 millions d’euros y seront investis prochainement dans un tout nouveau bâtiment destiné aux entreprises manufacturières dites intelligentes, avec l’objectif d’y créer une pouponnière de 600 emplois supplémentaires. Un tiers du budget initial (5,2 millions d’euros) provient des fonds FEDER et 1 million du gouvernement flamand. Ce nouveau chaînon viendra compléter le parc technologique déjà bien implanté au milieu des terrils, avec des projets industriels comme EnergyVille, le campus T2, Thor Central ou IncubaThor.

Le premier module du Smart Manufacturing Campus et ses trois étages multi-fonctionnels interactifs. ©XDGA Architects

À terme, d’ici 10 ans, ce parc d’entreprises d’un nouveau type posé au milieu des corons devrait, selon ses concepteurs, générer pas moins de 5.000 nouveaux emplois.

30.000
mètres carrés
C'est la superficie globale que devrait atteindre à terme le nouveau campus d'entreprises.

Le premier module, d’une superficie de 8.000 m², est en cours de réalisation et comprend des halls de production, des bureaux, des laboratoires et des espaces d’essai. Ces derniers permettront d’élaborer des processus d’automatisation, de numérisation et de robotisation. Et l’originalité du site résidera dans la possibilité de location flexible des lieux par des entreprises de fabrication. À terme, l’objectif est de faire passer sa superficie globale de 8.000 à 30.000 m².

Couches poreuses

À la base de ce campus clé-sur-porte, on trouve notamment la ville de Genk, la société d’investissement limbourgeoise LRM et la KU Leuven. Et c’est le cabinet d’architectes bruxellois XDGA (Xaveer de Geyter) qui a été désigné pour en concevoir les contours polyvalents. Le dépôt de la demande de permis de bâtir constitue la première étape concrète de la réalisation du futur campus. Le premier coup de pioche est prévu dès l’automne prochain.

Les trois couches superposées, avec vue sur les halls de production. ©XDGA Architects

Le bâtiment s’articulera sur trois couches superposées visant à créer un écosystème: un hall de production au rez-de-chaussée, un laboratoire et/ou un espace d’essai au premier étage et des bureaux et salles de réunion au second. L’objectif est de susciter des rencontres et des partenariats entre les différentes entreprises de toute taille appelées à occuper les lieux.

Tom Vanham, le directeur général de la société provinciale d'investissement LRM et président de Thor Park, identifie clairement sa cible: "Nous visons les éditeurs de logiciels ou les entreprises de matériel informatique; mais aussi toutes celles qui veillent à ce que l’automatisation des processus, la logistique ou le stockage puissent fonctionner de manière intelligente et efficace".

"Ce nouvel interface technologique correspond exactement à ce que nous recherchons."
Gildino Tavares Ducrotois
CEO Industrya (Groupe John Cockerill)

©LRM Thor Park

Industrya parmi les locataires

Au rang des futurs locataires, on peut déjà compter les start-ups faisant partie de la pouponnière Industrya, le fonds d’investissement spécialisé créé à l’initiative du groupe John Cockerill ciblant les jeunes pousses industrielles, qui nécessiteront une accélération pour décupler leur croissance. "Ce nouvel interface technologique correspond exactement à ce que nous recherchons pour permettre à nos start-ups de s’y installer si nécessaire et y multiplier les partenariats et les échanges", précise Gildino Tavares Ducrotois, le CEO d’Industrya.

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