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Les agents immobiliers entre le marteau et l’enclume

Le grand auditorium de l'Aula Magna à nouveau bien rempli ce vendredi. ©Federia

Affluence record lors du congrès annuel de Federia, la fédération des agents immobiliers francophones. Au menu, des urgences à la pelle, entre un marché en dents de scie et des enjeux environnementaux qui se précisent et se rapprochent.

À Louvain-la-Neuve, l’Aula Magna ressemblait à une ruche qui bourdonne, ce vendredi. Entre les stands, les workshops et les conférences programmées dans le grand auditorium, plus de 500 agents immobiliers s’activaient en tous sens, sans masque, mais avec Covidsafe.

1.000
membres effectifs
C'est le nombre d'affiliés que représente aujourd'hui Federia en Belgique, soit 25% des agents immobiliers professionnels francophones agréés par l'IPI.

Il faut dire qu’après plus d’un an de vaches maigres, le retour des raouts corporatistes en présentiel a la cote pour l’instant. "L’an dernier, nous avions dû faire l’impasse sur notre congrès annuel. Il y avait donc une certaine impatience à se revoir pour partager nos craintes, nos expériences et évoquer les priorités à moyen et long terme pour la profession", esquisse Caroline Lejeune, la présidente de Federia, qui regroupe aujourd’hui quelque 1.000 membres, soit 25% de l’ensemble des agents immobiliers professionnels francophones, tant en Wallonie qu’à Bruxelles.

Bilan d’une année chahutée

Celle-ci rappelle au passage les moments forts de l’année écoulée, avec l’interdiction temporaire pour les agents d’être présents lors des visites de biens, puis l’action intentée en justice (Première Instance à Liège) - avec succès - pour discrimination par rapport aux autres professions. "Ce genre d’action, menée d’ailleurs en partenariat avec nos collègues de la CIB Vlaanderen, renforce la pertinence d’une fédération comme la nôtre aux yeux des affiliés. Il fallait clairement être unis et avoir les reins solides pour traverser le premier moment de cette crise sanitaire et rebondir sur le second, durant lequel les agences ont surchauffé."

"Sur 10 demandes de stage auprès de l’Institut des professionnels de l’immobilier (IPI), une seule émane d’un futur syndic."
Yves Van Ermen
Federia

À ses côtés, le vice-président, Yves Van Ermen, tire d’ailleurs la sonnette d’alarme sur son métier: "Il y a actuellement pénurie structurelle de syndics d'immeubles professionnels. Et le fossé se creuse: sur 10 demandes de stage auprès de l’Institut des professionnels de l’immobilier (IPI), une seule émane d’un futur syndic." Or, selon Yves Van Ermen, qui a dû de son côté batailler ferme avec les ministres respectifs pour donner un statut légal aux assemblées générales virtuelles de copropriétaires organisées durant le confinement, il y a urgence si on veut renforcer le professionnalisme sur le terrain.

Retour au calme

Ateliers pratiques dans les salles périphériques. ©Federia

Côté marché immobilier, les pilotes actuels de la fédération professionnelle confirment ce que traduisait le récent indice Trevi: "La frénésie connue ces derniers mois retombe enfin. La demande retrouve son calme et sa tête; délais de négociation et prix reviennent progressivement à la normale, sauf pour les biens les plus recherchés."
De quoi envisager l’avenir dans le grand auditorium, notamment avec le maître architecte flamand sortant venu cadrer les enjeux climatiques, présenter les nouvelles typologies d’habitat et les futures normes qui ne manqueront pas de secouer les métiers de l’immobilier durant les 20 prochaines années.

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