Les Belges présents en force au Mapic 2010

Bruxelles veut mettre le paquet au Marché des professionnels de l’immobilier commercial.

Rendez-vous annuel et mondial du secteur de l’immobilier commercial et des enseignes, la 16e édition du Marché des professionnels de l’immobilier commercial (Mapic) qui aura lieu à Cannes du 17 au 19 novembre prochains rassemblera, une nouvelle fois, de nombreux opérateurs immobiliers et responsables politiques belges sur les rives de la Méditerranée.

Selon les premiers décomptes, près de 1.600 enseignes devraient être représentées sur la Croisette pour ce salon, dont 15% pour la première fois. Les organisateurs attendent près de 7.000 professionnels en provenance des cinq continents.

"Belgian Corner"

Au niveau belge, trois ministres francophones devraient faire le déplacement (Paul Furlan et Philippe Henry pour la Wallonie, Charles Picqué pour Bruxelles), aux côtés de l’Association du management de centre ville (AMCV), une Asbl créée il y a une dizaine d’années pour soutenir le redéploiement commercial du centre des villes. Cet organisme disposera comme d’habitude de son propre stand (le " Belgian Corner "), où il fédérera les représentations de cinq villes du Hainaut: Charleroi, Mons, Tournai, La Louvière et Binche. Mais Arlon sera aussi présente à Cannes, de même que les cités flamandes d’Anvers, de Gand et surtout de Courtrai (voir plus loin).

Bruxelles… ou Courtrai ?

La Région de Bruxelles-Capitale, forte de ses multiples projets, compte " mettre le paquet " à l’occasion de ce salon international. Elle veut notamment, avec l’appui d’Atrium, son agence de développement commercial, mettre en avant les nouvelles enseignes qu’elle a réussi à attirer: une trentaine en un an et non des moindres, ses succès les plus récents étant Forest 21 (mode), Abercrombie & Fitch (mode) et le constructeur automobile McLaren. Bruxelles compte aussi décrocher la semaine prochaine l’award de la " Ville la plus performante en termes d’attractivité commerciale ", pour lequel elle est nominée en concurrence avec… Courtrai, nominée, elle, pour la réussite que constituent, dit-on, son nouveau centre commercial " K in Kortrijk " et la rénovation urbaine qu’il a suscitée.

Revenons en Wallonie et aux chantiers " retail " (plus de 5.000 m2) en cours ou sur le point de s’ouvrir. On épinglera l’extension de la zone commerciale à l’entrée de Nivelles (avec Wereldhave Belgium) et celle du complexe Ville 2 (+ 6.000 m2) pilotée par l’opérateur français SCC à Gilly.

A Mons, signalons l’ouverture cet automne d’un Saturn (groupe Media Markt) au plein cœur du piétonnier, sous l’égide du promoteur Equilis (groupe Mestdagh), propriétaire des ex-Galeries Anspach.

Notons aussi quelques chantiers mixtes (logements et retail) en cours - aux portes de Tubize pour Equilis, par exemple -, le reste des grands programmes annoncés étant toujours en phase d’instruction administrative. A Charleroi, la Ville attend pour fin 2010 ou début 2011 les demandes de permis du promoteur Rive Gauche (De Vocht/Engelstein) en vue de requalifier, pour quelque 200 millions d’euros, tout ce que l’on appelle sur place " le bas de la ville ".

A La Louvière, Wilhelm & Co attend de rentrer en piste (en 2011 encore ?) sur l’ex-site Royal Boch, actuellement en cours d’assainissement sous la responsabilité de la Région wallonne et de son instrument ad hoc, la Spaque. Un programme immobilier ambitieux puisque là aussi, on parle de 200 millions EUR.

Cité historique

A Verviers, pour le projet déjà ancien " Au fil de l’eau ", l’ex-Foruminvest rebaptisé City Mall (association Huon/Banimmo) attend la position de la Ville après l’avis favorable de la Région wallonne sur sa demande de permis unique.

A Namur, le même promoteur dit progresser sur les esquisses d’un nouveau encore qu’on en parle depuis fort longtemps - et très grand (jusqu’à 20.000 m2) espace commercial à proximité immédiate de la gare.

Si les investissements exclusivement publics visant à " requalifier " le cœur de ville de la cité historique qu’est Tournai sont soutenus via des enveloppes wallo-européennes, on attend avec une certaine curiosité comment la petite cité de Binche (32.000 habitants), située entre Mons, La Louvière et Charleroi, compte s’y prendre pour repositionner son cœur de ville. Une première réponse sans doute sur la Croisette dans quelques jours. L

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