Les loyers des surfaces de bureaux au plus bas à Bruxelles

©BELGA

Il n'y a jamais eu autant de surfaces de bureaux disponibles dans la capitale.

Il y a actuellement sur le marché des bureaux de la capitale (= les 19 communes et la grande périphérie, soit un total d’environ 12 millions de m2) quelque 1,6 mllion de m2 de bureaux inoccupés, soit plus de 13%. Du jamais vu. Circonstance aggravante, un quart de cette inoccupation concerne des bâtiments de moins de 5 ans. Ce constat est fait par le courtier DTZ.

L’année 2010 touche à sa fin et si tout indique que le " take-up " (= prise en occupation) devrait être proche de 400.000 m2, ce qui peut être considéré comme relativement normal, le niveau élevé des surfaces disponibles fait que la pression sur les loyers est maximale.

Cette pression n’apparaît pas sur les loyers faciaux (= loyers affichés), mais il se murmure que les années de gratuité, les interventions dans l’aménagement ou la rénovation des lieux sont légion. Dans certains cas, ces " cadeaux " destinés à attirer ou à retenir les occupants correspondraient à des ristournes de 30 à 40% par rapport au loyers faciaux.

Dans les quartiers décentralisés de la capitale certains loyers économiques réels seraient ainsi descendus sous la barre des 100 EUR/m2 par an et dans le quartier européen de Bruxelles il se dit que certains contrats ont été conclus à des loyers économiques réels de 150 EUR/m2 par an (pour la première durée fixe des baux).

Paradoxalement, les marchés régionaux fonctionnent plutôt bien. C’est le cas à Namur, c’est le cas à Gand aussi. Ces deux villes bénéficient des forces centripètes qu’apporte la volonté des Régions wallonne et flamande de regrouper leurs administrations. A Bruxelles, seul le quartier de la gare du Midi affiche complet. Un seul autre quartier, celui de l’avenue Louise, est stable. Par contre, le centre, le quartier Léopold, les quartiers décentralisés ainsi que la périphérie souffrent de taux d’inoccupation inédits dépassant parfois les 20%. Au centre et dans le quartier Léopold certains immeubles neufs n’ont jamais été occupés depuis leur livraison.

Outre les loyers, un autre indice, le volume de l’investissement, permet de constater que le marché bruxellois des bureaux est encore loin d’avoir retrouvé sa forme d’avant la crise. Selon DTZ toujours, 1,3 milliard d'euros auraient été investis cette année sur le marché des bureaux. C’est moins de 30% du montant enregistré lors des années fastes. La situation ne devrait pas se débloquer de sitôt puisque selon DTZ toujours, "l’immobilier de bureau est celui qui présente les plus sombres perspectives pour les années qui viennent".

 

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