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Les prêteurs de BeeBonds inquiets pour l'hôtel Moxy de Cayman

Le salon d'un hôtel Moxy, auquel pourrait ressembler l'établissement en chantier à Gand. ©rv

Des prêteurs participatifs sont associés à la transformation d'un immeuble gantois en hôtel Moxy. Or le développeur, une filiale de Cayman, est en PRJ.

L'ensemble des hôtels exploités en Belgique par le groupe wallon Cayman se trouve, pour rappel, sous réorganisation judiciaire (PRJ) depuis avril dernier. Il s'agit en majorité d'établissements fonctionnant sous l'enseigne d'Ibis, mais il y a aussi dans le "paquet" un projet d'hôtel Moxy en construction à Gand. Ce projet est mixte car associé au développement mitoyen de résidences de luxe, dont la vente future doit contribuer au remboursement du financement de l'hôtel. Il diffère aussi des autres projets de la famille Cayman parce que la SA Place d'Armes, la filiale qui va le mener à bien, a préfinancé pour 2,7 millions d'euros de la facture globale auprès de quelque 300 membres de la plateforme de crowdlending BeeBonds...

Ceux-ci se voient dès lors indirectement embarqués dans la PRJ. Alertée, BeeBonds a réagi en demandant et obtenant une assemblée générale des obligataires de Place d'Armes, comme l'a relevé notre confrère De Tijd. Et elle a mandaté un bureau d'avocats pour s'assurer que ces 300 obligataires seront bien représentés quand il s'agira de voter sur les propositions de solution que fera Place d'Armes d'ici octobre, date d'arrivée à échéance de la PRJ.

"Nous espérons que l'activité va redémarrer et que le groupe aura à nouveau une trésorerie positive, mais ne voulons pas que les obligataires soient négligés ou traités comme non essentiels."
Joël Duysan
Managing partner, BeeBonds

"Nous comprenons que le groupe Cayman a été affecté par la crise covid, qui a touché de plein fouet son activité hôtelière, souligne Joël Duysan, managing partner de BeeBonds. Mais nous voulons que la solution qu'il propose tienne vraiment compte des intérêts des obligataires. Nous espérons que l'activité va redémarrer et que le groupe aura à nouveau une trésorerie positive, mais ne voulons pas que les obligataires soient négligés ou traités comme non essentiels".

Il ajoute qu'il faut que le groupe Cayman les tienne informés de l'avancée des dossiers. Il s'étonne, enfin, que le groupe ait demandé et obtenu la PRJ pour la filiale Place d'Armes, dont les comptes ne paraissaient guère menacés. L'explication réside sans doute dans l'imbrication des différentes filiales du groupe Cayman entre elles et dans le fait qu'elles sont endettées les unes envers les autres, d'où un effet de cascade possible en cas de (grosses) difficultés. Contacté, le groupe Cayman n'a pas répondu à nos appels.

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