Mini-Europe persiste et resigne au Heysel

Un moment pressenti du côté de Waterloo, Big Ben continuera à sonner sur le plateau du Heysel. ©EPA

Thierry Meeùs et Brussels Expo confirment l’accord intervenu la semaine dernière pour prolonger l’exploitation de Mini-Europe jusqu’à son intégration au sein du projet NEO-Europea, qui attend ses permis.

Comme si on avait voulu mettre du piment jusqu'à la dernière bouchée dans cette saga à rebondissements multiples, c’est in extremis, en bombant le torse à tour de rôle, qu’un accord a finalement été couché la semaine dernière, en toute discrétion. Il cadre l’intégration confirmée du parc Mini-Europe existant. Au lieu d'être démonté, il sera intégré au sein du futur projet NEO, qui modifiera profondément le visage du Heysel dans les prochaines années.

Pour y parvenir, Brussels Expo, Unibail-Rodamco-Westfield (URW), qui porte le futur projet NEO-Europea, et Mini-Europe se sont mis autour de la table. Une convention tripartite a été signée, qui cadre la poursuite de l’activité et même le développement de l’offre actuelle du parc touristique.

Mini-Europe 2.0

L’intégration de Mini-Europe au sein du mégaprojet NEO-Europea est donc la surprise des Rois de ce début d'année chaotique: alors qu’on était sur le point de tout délocaliser voire détruire – emplois à la clé – en faisant le constat, plusieurs fois brandi par la famille Meeùs, d’un énorme gâchis humain, commercial et culturel, le scénario est revu à 180 degrés.

Le futur parc de loisirs, logé au pied de l'inamovible Atomium. ©RV DOC

Non seulement on prolonge l’offre actuelle, mais on la gonflera. Les futurs visiteurs pourront donc, annoncent aujourd’hui les signataires, profiter d’une "expérience renouvelée au sein du parc Mini-Europe agrandi et rénové, prenant place aux côtés de futur complexe de cinémas Kinépolis (21 écrans et 4.000 places), d’un parc Spirouland indoor, premier du genre, opéré par la Compagnie des Alpes et de la Cité des Enfants, un futur lieu de découverte qualifié de ludo-pédagogique". 

Investissements au programme

Pour Thierry Meeùs, un énorme gâchis a été évité. ©BELGA

Pour Thierry et Vinciane Meeùs, qui pilotent Mini-Europe, l’accord signé n’assure pas seulement la survie de leur "bébé", âgé de 30 ans aujourd'hui, dans le patrimoine bruxellois, mais il incarne une renaissance. "L’arrivée de NEO-Europea permettra de moderniser toute l’infrastructure et d'y ajouter un nouveau pavillon conçu par l’architecte Jean-Paul Viguier et cofinancé par URW (associé aux Belges Besix et CFE, NDLR), ainsi que de nouvelles zones de parc à développer". 

"L'accord signé permettra de moderniser toute l'infrastructure et d'y ajouter un nouveau pavillon conçu par l'architecte Jean-Paul Viguier."
Thierry Meeùs
Mini-Europe

De son côté, Michel Dessolain, le directeur général Europe du groupe URW, par ailleurs administrateur du projet Europea, salue positivement lui aussi l’accord intervenu. "Il accouchera d’un parc Mini-Europe transformé et modernisé, parfaitement intégré au projet global. Le loisir, qui est dans son ADN, garantira à terme une offre inégalée en Europe, confortée par ce genre de partenariats avec les meilleurs acteurs locaux", précise-t-il.

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