Mission accomplie pour le projet Neo 1 sur le plateau du Heysel

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NEO1, la première phase du mégaprojet immobilier au plateau du Heysel, a reçu hier son certificat d’urbanisme.

NEO1, la première phase du mégaprojet immobilier de réhabilitation du plateau du Heysel porté par la Ville de Bruxelles et la Région, a reçu hier mercredi son certificat d’urbanisme des mains du fonctionnaire délégué.

"Nous attendons les éventuels recours avec sérénité."
La Ville de Bruxelles

Le certificat enfin délivré reprend non seulement le projet immobilier initial, mais également tous les amendements qui sont venus le compléter: espaces publics et retouches concertées avec les riverains suite aux enquêtes publiques et concertations successives. Il est donc la synthèse d’un long travail mené depuis plusieurs années par les porteurs de projet public et privés.

Interrogée sur les éventuels recours qui pourraient ou devraient encore survenir après cette certification attendue, la Ville de Bruxelles répond les attendre "sereinement".

Plus de 800 millions sur la table

©Omgeving & Ass.

Pour les porteurs de ce projet à plus de 800 millions d’euros – dont 500 rien que pour Unibail-Rodamco – aux côtés des Belges Besix et CFE, c’est une excellente nouvelle, même si tous les feux ne sont pas au vert.

Pour rappel, NEO1 c’est 70.000 m² de logement (590 unités), 70.000 m² de loisirs et 72.000 m² de commerces. Et selon ses concepteurs, c’est sur cette masse critique de taille que le succès de la future destination repose.

"On a rencontré plus de 3.000 riverains qui, globalement, soutiennent notre projet."
Michel Dessolain
Directeur général de la stratégie et de l’innovation chez Unibail-Rodamco.

Sans oublier d’y ajouter la force de frappe offerte par la desserte locale de transports publics mixtes, par les 1,6 million d’entrées payantes fournies par les cinémas Kinepolis, la palette horeca déjà existante et bientôt renforcée, le Spirouland, la galerie d’art, de nombreux espaces verts, de loisirs et de sports, le tout dessiné par l’architecte français lui aussi Jean-Paul Viguier (associé à Art & Build).

Mais la mise en chantier de ce vaste morceau de ville redessiné est loin d’être un long fleuve tranquille.

Avatars en cascade

Le projet NEO 1 doit se combiner avec pusieurs autres projets immobiliers pour le quartier. ©Omgeving & Ass.

Avant l’été dernier, la réaffectation possible du stade roi Baudouin, remise au milieu du jeu de quilles suite à l’abandon du projet d’Eurostadium développé sur le parking C, est encore venue compliquer la mise en œuvre de ce contrat gigantesque dont le budget dépasse le globalement le milliard d’euros.

Interrogés sur le dossier du stade, Philippe Close et Rudi Vervoort avaient alors botté en touche, laissant entendre que NEO pouvait sortir de terre sans attendre qu’on statue sur l’avenir du vieil anneau obsolète, pourtant quasi collé au futur centre de conventions.

Dans l’intervalle, comme l’avait alors rappelé l’échevin de l’Urbanisme sortant, Geoffroy Coomans de Brachène, un nouveau parc sportif de 27 hectares incluant un stade de rugby de 5.500 places (semi-couvert), deux terrains de hockey et une piste d’athlétisme sera sorti de terre. Le dossier sera tout prochainement à l’enquête publique et les premiers développements sont prévus, en quatre phases de travaux étalées sur deux ans, à partir de 2019.

Le 30 septembre dernier, le dernier plongeon dans les toboggans d’Océade sur le plateau du Heysel est venu rappeler que les grandes manœuvres se poursuivaient. Depuis, les pelleteuses ont remplacé les baigneurs. Les toboggans sont en cours de démontage, afin de prendre la direction de la Roumanie, où ils orneront un nouveau parc aquatique.

"La plupart de nos projets prennent en moyenne dix ans pour se réaliser, réception comprise. Ici, nous n’en sommes qu’à quatre ans. On a encore de la marge. On travaille sur la reconstitution d’un morceau de ville, pas sur un champ de patates. On a d’ailleurs rencontré plus de 3.000 riverains qui, globalement, soutiennent notre projet. On a tenu compte de leurs avis et on a notamment redessiné les abords des points d’eau, jugés trop peu arborés", nous avait confié au printemps dernier Michel Dessolain, le directeur général de la stratégie et de l’innovation chez Unibail-Rodamco.

Ce dernier est pour l’instant au Mapic, à Cannes, où se déroule jusqu’à vendredi le salon international de l’immobilier commercial. Nul doute que la nouvelle tombée hier mercredi à Bruxelles fera les choux gras sur la Croisette.

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