Nouvelle faillite record dans l'immobilier espagnol

©AFP

Croulant sous une dette totale de plus de 7 milliards de dollars, le groupe Martinsa-Fadesa, emblême de la bulle immobilière espagnole a demandé sa liquidation judiciare.

Le promoteur espagnol Martinsa-Fadesa, symbole des excès ayant conduit à l'explosion de la bulle immobilière en 2008, a décidé lundi soir de demander sa liquidation judiciaire, faute de soutien à son plan de redressement, a-t-il annoncé dans un communiqué.

"Le conseil d'administration de ce jour a décidé de demander l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire", indique-t-il après le rejet de son plan par ses créanciers ce qui l'accule à la faillite avec une dette estimée à sept milliards d'euros.

Selon son rapport 2014 publié vendredi soir, le groupe, présent surtout en Europe (Espagne, France, Roumanie, Hongrie, Pologne, République tchèque) mais aussi au Maroc et au Mexique, affichait une dette totale de sept milliards d'euros fin 2014. La société dispose d'actifs évalués à 2,4 milliards.

Martinsa-Fadesa, dirigé par Fernando Martin, ne s'est jamais vraiment remis de l'achat de Fadesa pour plus de quatre milliards d'euros en 2007, avant l'explosion de la bulle immobilière.

Son dirigeant, Manuel Jove, dont la fortune personnelle est estimée à deux milliards par le magazine Forbes, avait vendu 55% de parts du groupe Fadesa pour trois milliards d'euros.

L'éclatement de la bulle immobilière a plongé l'Espagne dans une profonde récession dont elle n'est sortie qu'en 2013, avec une explosion du taux de chômage qui reste toujours à des niveaux records, à 23,7% de la population active.

Comme Martinsa-Fadesa, plusieurs autres importants groupes immobiliers espagnols ont déposé le bilan ces dernières années: le promoteur Reyal Urbis, croulant sous plus de 3,6 milliards de dette, ReyalHabitat (2,8 milliards), ou Sacresa (1,8 milliard).

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