Plusieurs surenchérisseurs sortent du bois autour du Château de l'Etoile

Abandonné à son triste sort, le domaine du château de l'Etoile est notamment devenu un terrain de jeu idéal pour la société de paintball voisine. ©Euro Paintball Belgium

On a appris lundi dernier, via certains proches du dossier, que plusieurs offres de surenchère étaient parvenues à l’étude du notaire Vigneron avant la clôture du délai légal. Une seconde séance publique sera donc organisée en septembre prochain.

L’identité des surenchérisseurs est sans doute à chercher parmi les riverains habitant dans le périmètre direct du domaine mis en vente publique judiciaire ‘purgeante’ le 25 juin dernier. Mais certains pourraient agir pour compte de tiers ayant des projets immobiliers encore tapis.

Parmi les noms du voisinage régulièrement cités reviennent ceux de Frédéric Dawance (investisseur majeur sur le domaine Bellavita à Waterloo) et de Stéphan Jourdain (S.A. Katrix), qu’on ne présente plus. Le premier n’a pas répondu à nos appels; le second ne dément ni ne confirme à ce stade. On en saura donc davantage en septembre prochain lors de la seconde séance publique. 

Un château (trop) bien entouré

Offert par André de Barsy (Comimet S.A.), dernier enchérisseur lors de la vente publique du 25 juin dernier, le prix de 3,3 millions d’euros hors frais alors atteint avait suscité des réactions diverses. Pour certains, c’était déjà trop cher payé, vu l’état de délabrement du bâti et les nombreuses déprédations subies depuis 30 ans. Pour d’autres, c’était donné, vu la superficie – 85 hectares de bois, pâtures et vergers - et la localisation du foncier entourant le château dit de l’Etoile, sis rue éponyme à Limal (Rixensart), propriété historique de la princesse Isabelle de Mérode.

Les promoteurs immobiliers au balcon ajouteront que les ruines sont en outre reprises dans l’Inventaire du patrimoine architectural et que le site est inscrit dans une zone forestière d’intérêt paysager classée Natura 2000: deux paramètres qui réduisent passablement les possibilités de développement spéculatif sur le site.

D’ailleurs, la famille de Mérode et un partenaire privé libananis avaient initié sur le domaine, il y a 30 ans, un copieux projet immobilier couplé à un golf. Au bout de 15 ans, ce projet, maintes fois recalé par le Conseil d’Etat, avait été rangé au placard en juillet 2001. Ce sont des privés lésés dans ce dossier et représentés par la fiducaire BDO, ainsi que la société de promotion BPI (maître d’ouvrage délégué) qui, de guerre lasse, réclament aujourd’hui leur dû via cette vente publique dite ‘purgeante’. La société anonyme qui portait le projet, baptisée 'Domaine de l'Etoile - Real Estate', dont le siège est logé au 80, rue de l'Etoile, a été radiée de la TVA en mars dernier. En bas de l'unique page de garde sur Internet, bien laconique et aux couleurs très nationales, figurent les noms des deux co-actionnaires libanais, Joe Tohmé, bombardé CEO, et Frédéric Besancenot, Général Manager. Chacun détient 33% des actions. Les pertes cumulées atteignent près de 3,4 millions d'euros, soit la quasi-totalité du capital social de la société.

Il y a 30 ans déjà, c’est dans le voisinage du quartier d’Angoussart, entre Wavre et Rixensart, que se trouvaient les plus virulents opposants au projet avorté. Des voisins qui étaient à nouveau présents fin juin dans la salle de vente de la Maison des Notaires, place Bosch à Wavre, où le notaire Jean-Frédéric Vigneron officiait pour compte de la princesse et avait adjugé le bien au bouillant homme d’affaires, actionnaire minoritaire de plusieurs sociétés belges cotées, dont la résidence secondaire jouxte également celle mise en vente forcée

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