Quatre candidats en lice pour redessiner le siège bruxellois de la SNCB

Le nouveau siège bruxellois de la SNCB s'étalera sur environ 80.000 m² ©Photo News

Quatre consortiums ont répondu présents pour décrocher le contrat de construction du nouveau QG bruxellois de la SNCB en bordure de la Gare du Midi. Le véritable appât de ce contrat de promotion immobilière réside dans le fait qu’il est couplé à la revente de plusieurs immeubles du portefeuille de la SNCB à haut potentiel commercial.

Ils ne sont finalement que quatre à avoir déposé leur candidature dans les temps pour développer le nouveau quartier général de la Société nationale des chemins de fer le long de l’avenue Fonsny, à Bruxelles-Midi. Les équipes en lice rassemblent la plupart des acteurs belges qui comptent sur le marché de la promotion immobilière. Selon nos informations, il s’agit des associations momentanées suivantes:  

• Atenor/Eiffage
•  BPI/Besix/Immobel

Iret Development/BAM/AG Real Estate
Thomas & Piron Bâtiment/CIT/Whitewood/Willemen
 

Un moment dans la course, AXA Real Estate a finalement jeté le gant.

Pour justifier ce tir groupé réussi malgré les flous et les exigences que n’ont pas manqué de relever les candidats dès le premier appel à intérêt, on notera que des commandes "clé-sur-porte" de cette envergure – environ 80.000 m² bruts et 280 emplacements de parking - sont assez rares sur le marché bruxellois. En outre, dans son appel d’offres lancé en décembre dernier, la SNCB incluait toute la réserve foncière stratégique dont elle dispose encore en portefeuille dans le quartier de Bruxelles-Midi.

A ce stade de la procédure, la date de réception finale du chantier de construction n’est pas encore définie.

Comme l’avait déjà indiqué il y a plus d’un an déjà le ministre des Transports, François Bellot (MR), le financement du nouveau siège social devait se faire sur fonds propres, par le biais de la commercialisation d’autres actifs immobiliers que la SNCB détient en portefeuille dans ce périmètre historique à haute valeur ajoutée. Le promoteur souhaitant emporter le marché de construction du nouveau siège devait donc également se porter acquéreur des actifs à rénover lourdement.

La CEO de la SNCB, Sophie Dutordoir ©Photo News

Ces actifs idéalement situés offrent une superficie totale de 200.000 m² d’espaces de bureaux à réhabiliter, répartis sur cinq sites; et plus précisément, rue de France 52-56 (31.000 m²), 85-91 (68.000 m²), avenues Fonsny 47-49 (55.000 m²) et de la Porte de Hal (56.500 m²). C’est sans doute le potentiel de cette réserve foncière qui a réveillé l’appétit des offrants. A terme, l’objectif poursuivi par la direction de la SNCB est de centraliser tous ses services, aujourd’hui dispersés sur ces sites obsolètes, dans un même immeuble flambant neuf et adapté aux métiers actuels.  

Procédure contraignante

L’appel à marché public – une procédure négociée avec mise en concurrence préalable - devait initialement se clôturer le 16 janvier dernier à 11 heures. Mais devant les réactions unanimes de tous les consortiums intéressés face aux garanties exigées, il a rapidement été prolongé via un avenant au contrat initial. La nouvelle clôture des offres a alors été fixée à la semaine dernière. La SNCB devrait donc annoncer dans les prochains jours si tous les candidats connus sont retenus pour le second tour. Les consortiums en lice recevront alors le cahier spécial des charges avec une description plus détaillée du programme et un projet de contrat. Parmi les critères d’attribution du marché figure au premier plan la solidité de la proposition financière.

Le contrat stipule notamment que les offrants doivent concevoir, réaliser et financer le chantier de construction sur fonds propres (contrat DBF). En outre, la SNCB se réservait jusqu’ici le droit d’opter pour une acquisition pure et simple de son futur QG ou pour un contrat de location à long terme (15 ans minimum). Elle devrait bientôt faire savoir la formule choisie. Chaque consortium retenu pourra alors remettre offre ou non pour le programme détaillé.

Pour porter le dossier plus avant, Région bruxelloise (Stratégie territoriale) et SNCB travailleront de concert. Tom Sanders, le directeur de perspective.brussels, a d’ailleurs rencontré récemment des représentants des équipes candidates pour leur esquisser les premières idées retenues pour les affectations futures des divers immeubles à réhabiliter. Un plan d’aménagement directeur (PAD) est en phase de réalisation pour cadrer tout cela. A ce stade de la procédure, la date de réception finale du chantier de construction n’est pas encore définie.

 

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