Un pôle équestre de haut niveau au Parc Boël de La Louvière

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Développer une infrastructure équestre permanente sur le site de Duferco La Louvière, c'est le rêve un peu fou porté par les Écuries d'Écaussinnes.

En bordure du Canal du Centre, à quelques encablures du centre-ville de La Louvière, le Parc Boël est un poumon vert de la cité des Loups. Comme l'ancien site de production d'acier voisin, il se cherche encore une reconversion. Le parc s'étend sur plus de 22ha avec en son centre, le Château Boël, sauvé de la ruine à grands frais par Duferco à la fin du siècle dernier et maintenu en état depuis.

L'intérêt du site n'a pas échappé à Christophe Ameeuw, le propriétaire des Écuries d'Écaussinnes et grand organisateur d'événements équestres dans le monde entier, qui y verrait bien un grand pôle équestre de haut niveau. "Entre Anvers ou le nord du Limbourg et le sud de Paris, il n'existe aucune infrastructure permanente pour accueillir des événements équestres internationaux", reconnaît-il. Ameeuw a lancé il y a des années les Longines Masters, une compétition de renom international qui s'exporte à Paris, Lausanne, Los Angeles, Hong Kong ou Dubaï.

Un parc privé, ouvert au public

"Ce n'est encore qu'un projet, dont la faisabilité économique n'a pas encore été étudiée dans le détail", met en garde Olivier Waleffe, directeur de Duferco Wallonie en charge de la gestion des actifs immobiliers du groupe.

"Nous ne souhaitons pas reporter la charge de l'entretien de ce site magnifique sur la commune pour en faire un site totalement public."
Olivier Waleffe
Directeur de Duferco Wallonie, en charge des actifs immobiliers

Pourquoi un centre équestre? "Cela permettrait de maintenir le site comme espace vert et de l'ouvrir au public pour des événements sans perdre son caractère privé", précise encore Waleffe. "Nous ne souhaitons pas reporter la charge de l'entretien de ce site sur la commune pour en faire un site totalement public. Il risquerait de se dégrader par manque de moyens ou d'entretien", note-t-il encore. "D'où notre volonté de trouver un projet viable économiquement sans reposer sur des subsides."

L'idée serait d'implanter dans le parc cinq à six pistes pour organiser des événements en extérieur, pour des compétitions de dressage, d'obstacles ou de cross, et de reconvertir certains des bâtiments, comme la ferme ou les anciennes écuries du château, mais aussi certains bâtiments industriels pour y abriter l'infrastructure d'accueil des chevaux (800 à 1000 boxes) et des cavaliers de même que l'horeca. L'ensemble du site totaliserait alors une trentaine d'hectares

Sur le papier en tout cas, le projet pourrait attirer des activités chaque weekend du printemps à l'automne, pour des événements de différents niveaux.

Position centrale

Et à entendre les porteurs du projet, le site ne manque pas d'atouts. "La Louvière est idéalement située, entre les Pays-Bas, l'Allemagne, la France et l'Angleterre, soit autant de pays très amateurs de jumping en Europe. Les aéroports de Charleroi et surtout de Liège qui disposent d'une grande expertise dans le transport de chevaux, sont à un jet de pierre. Nous sommes proches d'un nœud autoroutier. Et ce serait une manière d'amener des visiteurs vers des sites touristiques comme les ascenseurs et le Canal du Centre par exemple", égrène Ameeuw.

"Entre Anvers ou le nord du Limbourg et le sud de Paris, il n'existe aucune infrastructure permanente pour accueillir des événements équestres internationaux."
Christophe Ameeuw
Propriétaires des Écuries d'Écaussinnes et organisateur d'événements équestres

On l'a dit, le projet n'en est encore qu'au stade des études préliminaires et de la réflexion. Les études de faisabilité et le montage économique et financier doivent encore être établis. Mais dans le meilleur des mondes, sa mise en œuvre ne nécessitant pas de travaux pharaoniques, il pourrait être opérationnel relativement rapidement. "Si nous pouvions être prêts pour constituer une base arrière pour les JO de Paris en 2024, ce serait une belle opportunité", estime Ameeuw.

Et puis, il faudra s'entendre avec les autorités communales et les riverains. La Ville de La Louvière a indiqué son souhait de le voir ouvert au public, quels que soient les projets qui s'y développeraient.

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