VGP fait appel aux investisseurs particuliers pour financer son expansion géographique

©VPG

La société immobilière va lancer une nouvelle émission obligataire pour lever entre 175 et 225 millions d’euros. Lors de la publication de ses résultats semestriels, elle avait prévenu qu’elle examinait ses options pour financer son pipeline de développement. L’opération, qui aura lieu du 7 au 12 septembre, s’adresse principalement aux investisseurs particuliers. Les obligations émises seront d’une valeur de 1.000 euros chacune.

Il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud. Pour financer son développement, VGP a annoncé ce mercredi faire appel au marché via le lancement d’une nouvelle émission obligataire. Une opération déjà pressentie puisque la société avait évoqué dans son rapport semestriel une révision de sa stratégie de financement. L’objectif de cette nouvelle émission est de récolter entre 175 et 225 millions d’euros.

"VGP est un émetteur qui n’a jamais posé de souci. Les résultats sont au rendez-vous."
Raphaël Goldwasser
Goldwasser Exchange

Les obligations d’une valeur de 1.000 euros pièce, à échéance mars 2026, seront émises avec un coupon brut de 3,50% par an. "Cette nouvelle obligation représente un rendement de 2,30% net sur une période de 7,5 ans, tandis qu’une obligation d’État affiche un rendement proche de 0% sur la même durée, souligne sur son site L’Investisseur. Nous estimons que ce différentiel de taux ou spread est suffisant que pour souscrire en quantités appropriées à cette obligation." L’offre court du vendredi 7 septembre au mercredi 12 septembre inclus. Une clôture anticipée est toutefois possible dès le premier jour de l’offre, à partir de 17h30. C’est pourquoi VGP conseille aux investisseurs particuliers qui souhaiteraient souscrire à l’opération de le faire le plus rapidement possible. Ils devront cependant payer une commission de 1% par obligation.

Relancer le marché retail

À noter que la particularité de cette émission obligataire, c’est qu’elle s’adresse principalement aux investisseurs particuliers. Du côté du site spécialisé Goldwasser Exchange, on salue l’initiative. "Cela pourrait redynamiser le marché retail, qui était plus ou moins à l’arrêt depuis plusieurs mois, voire années. J’espère que cela incitera d’autres acteurs à se tourner vers les épargnants belges qui ont pour le moment des difficultés à trouver des placements obligataires à un prix abordable", explique Raphaël Goldwasser, l’un des gérants du site.

Même si l’émission de VGP n’est pas notée, il rappelle qu’elle n’est pas sans risque. "Ce type de rendement se trouve généralement auprès d’acteurs notés en dessous de l’investment grade. Mais VGP est un émetteur qui n’a jamais posé de souci. Son business modèle a l’air de bien fonctionner. Les résultats sont au rendez-vous et la société affiche un beau parcours boursier." Pour mémoire, VGP a publié un résultat record de 74,8 millions d’euros pour le premier semestre. S’il parvient à lever les 225 millions espérés, le groupe les utilisera pour refinancer sa dette qui arrive à échéance le 6 décembre prochain. Le reste servira notamment à financer ses projets aux Pays-Bas et en Italie.

Les défauts de paiement se stabilisent en 2017

Le nombre de sociétés en défaut de paiement se stabilise en Europe, selon l’étude annuelle de S&P Global Fixed Income Research publiée ce mercredi. Quelque 16 groupes européens ont fait défaut l’année dernière, représentant 12 milliards de dollars de dette. Ils étaient 14 en 2016 pour 22 milliards de dette, et 15 en 2015 pour 10,6 milliards.

"En 2017, il y a eu une augmentation des incertitudes autour du paysage politique dans de nombreux pays européens, ainsi que des changements potentiels dans la dynamique mondiale plus large après l’élection présidentielle américaine de l’année précédente. Cependant, les résultats des crédits aux entreprises européennes sont restés globalement positifs", constatent Andrew South et Diane Vazza, les deux principaux auteurs de l’étude.

Ils notent que la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu les écarts de taux sur une tendance au resserrement tout au long de l’année. De plus, les émissions de titres de créance de sociétés ont augmenté, tandis que l’environnement économique s’est nettement amélioré.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content