131 emplois menacés chez MACTac à Soignies

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Cent trente et un emplois menacés chez MACtac Europe à Soignies. Sa filiale Multi-fix à Genk est elle menacée de fermeture. Elle emploie 44 personnes, apprend-on

La direction de MACtac Europe a annoncé jeudi son intention de procéder à une réorganisation qui pourrait entraîner le départ de 131 collaborateurs sur le site de Soignies où elle prévoit parallèlement de nouveaux investissements. Quarante-quatre emplois risquent également de passer à la trappe à Genk.

MACtac Europe dit avoir pour objectif d'accroître sa part de marché dans les produits auto-adhésifs à haute valeur ajoutée. "Ces nouvelles mesures sont nécessaires pour assurer la rentabilité de MACtac Europe et la pérennité de ses activités en Belgique", indique la direction.

MACtac Europe a adopté une nouvelle orientation stratégique, qui prévoit le renforcement des capacités sur le principal site de MACtac Europe à Soignies, via des investissements à hauteur de 11 millions d'euros pour la période 2015 - 2016, mais qui s'accompagne d'une intention d'arrêter la production de certaines gammes de produits fabriqués à Soignies.

MACtac Europe envisage par ailleurs de concentrer l'ensemble de sa production à Soignies et de réorganiser la distribution de ses produits. Sa filiale Multi-fix envisage de cesser toute activité dans son centre de production à Genk. L'ensemble des mesures envisagées pourrait entraîner le départ de 44 collaborateurs à Genk et de 131 personnes sur le site hennuyer. Les directions de MACtac Europe et de Multi-fix ont entamé la procédure Renault.

"De nombreuses mesures ont été prises par le passé pour soutenir les activités les plus faibles et réduire les coûts de production des produits concernés . Toutefois, ces efforts n'ont pu enrayer la diminution des volumes vendus et la rentabilité de ces activités a continué à diminuer", explique la direction de MACtac Europe.

L'annonce de l'intention de restructuration chez MACtac Europe n'est pas une réelle surprise pour le monde syndical. Un manque d'investissements dans le secteur de la production d'étiquettes est à l'origine du problème économique de l'entreprise, selon les syndicats. Le SETCa annonce vouloir limiter à présent au maximum l'impact social.
Pour le SETCa-Centre, les signaux venant du département de production "papier" et du secteur de l'étiquette n'étaient pas positifs. "MACtac avait proposé de réinvestir dans ce secteur en 2006, mais les actionnaires n'avaient pas suivi", a indiqué Philippe Bertleff, du SETCa-Centre. "L'entreprise en subit donc les conséquences aujourd'hui. Nous sommes dans le cadre de la première phase de la procédure Renault, celle des questions-réponses avec la direction. Notre intention est en tout cas de limiter au maximum l'impact social sur l'intention de restructuration de la direction."

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