276 emplois menacés chez Axalta à Malines

Axalta est un groupe américain côté à Wall Street réalisant un chiffre d'affaires annuel dépassant les 4 milliards de dollars. ©EPA

Le spécialiste américain des enduits industriels, Axalta Coating Systems, veut fermer son usine de Malines. 276 emplois sont sur la sellette à moins qu'un éventuel repreneur ne pointe le bout de son nez.

Ce vendredi se tenait un conseil d'entreprise extraordinaire sur le site malinois d'Axalta. La direction du fabricant de peinture a annoncé de très mauvaises nouvelles à ses travailleurs. Elle a l'intention d'arrêter dans les deux ses activités de production à Malines pour n'y garder que les divisions 'vente' et 'service technique' ainsi que les fonctions de support.

276 emplois sur environ 500 postes risquent donc d'être supprimés à Malines. L'entreprise américaine, ex-filiale de DuPont, est à la recherche d'un éventuel repreneur pour ses activités "afin que les conséquences sur l'emploi restent aussi limitées que possible".

"On a rien vu venir"

Les syndicats sont surpris par cette annonce. "On l'a pas vu venir", soupire Danny Absillis du syndicats socialiste flamand ABVV, qui pointe "les bons résultats enregistrés par la division concernée" tout en rappelant que "les travailleurs ont mis énormément d'énergie et fait beaucoup d'efforts sur le site de Malines". Il dénonce aussi les quelque "170 millions d'euros de dividendes" versés aux actionnaires depuis 2012. "Au final, vous vous retrouvez dans une entreprise intéressée seulement par les bénéfices et non par l'emploi."

La plupart des travailleurs sont immédiatement rentrés chez eux après l'annonce faite par la direction. Il est encore trop tôt, selon les syndicats, pour dire quand des actions de protestation auront lieu. Les représentants du personnel revoient la direction ce lundi et commenceront alors à informer les travailleurs de la suite des évènements. La reprise du travail est également prévue pour ce lundi.

Axalta Malines n'en est pas à sa première annonce du genre. En février 2017, la multinationale avait supprimé 20 postes administratifs. En 2015, 68 personnes ont été licenciées brutalement et le département dédié à la recherche a été déménagé en Allemagne.

 

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