"Cinq raisons pour acheter Recticel"

La banque privée Berenberg a entamé le suivi du producteur de polyuréthane Recticel avec une recommandation à "acheter" et un objectif de cours de 13 euros. Voici ce qui a séduit les analystes chez ce groupe industriel.

La banque allemande Berenberg qui élargit chaque mois sa couverture des actions belges cotées a entamé le suivi du groupe industriel Recticel . Elle recommande un achat de la valeur et a fixé un objectif de cours de 13 euros ce qui correspond à un potentiel de hausse de 27% par rapport au cours de clôture de jeudi (10,27 euros).

Actif essentiellement en Europe (91% des ventes), Recticel est un leader dans la production de mousses de polyuréthane. La société est organisée autour de quatre divisions: l’isolation (19% des ventes), les mousses flexibles (39%), la literie (18%) et l’automobile (24%). L’isolation est la plus rentable d’entre elles avec une marge Ebit de 12,4% contre 4,6% pour l’ensemble du groupe. Elle est aussi celle qui affiche la croissance la plus élevée.

L’argumentation des analystes de Berenberg repose sur cinq points.

1. La réglementation européenne en faveur de l’efficience énergétique des bâtiments devrait tirer la demande pour le matériel d’isolation en Europe. Comme le polyuréthane offre les meilleures performances en la matière, il devrait croître plus rapidement que le reste du marché. "Recticel étant un 'pure player', il est idéalement placé pour bénéficier de ce développement, écrivent les analystes. Nous tablons sur une croissance annuelle moyenne de 8% du chiffre d’affaires des activités d’isolation entre 2017 et 2020  ".

2. L’ensemble du marché du polyuréthane devrait afficher un taux de croissance supérieur au PIB (+2% environ) en raison de plusieurs tendances structurelles. A côté de l’isolation, les divisions mousses techniques et literie sont particulièrement exposées à ces tendances. A titre d’exemple, les habitudes de consommation en matière de matelas sont en train de changer avec une demande plus élevée de produits haut de gamme. Le cycle de remplacement est également plus court. Il est de 8,9 ans contre 10,3 ans en 2007.

3. Le changement dans le mix produit provoqué par les développements énoncés dans les deux points précédents ajouté aux gains d’efficacité et à la stabilisation des prix des matières premières devraient permettre une expansion graduelle de la marge passant de 4,6% en 2017 à 5,9% en 2021. L’Ebit devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne de 10% sur cette période.

4. La direction de Recticel souhaite se séparer de sa division "automobile" en raison d’un manque de taille critique. Les analystes du broker voient cette décision d’un bon œil. Selon eux, cette cession devrait améliorer le profil du groupe en termes, notamment, de rentabilité et de cyclicité. "Nous voyons le succès de cette vente comme un catalyseur pour une réaction positive de l’action."

5. Enfin, la valorisation de l’action est attractive. En regard d’une croissance annuelle moyenne de 16,5% du bénéfice par action entre 2018 et 2020, les multiples actuels de 10,3 pour le ratio cours/bénéfice estimé de 2019 et de 7,78 pour le ratio valeur d’entreprise/Ebit sont trop bas estiment les analystes.

Avant l'arrivée de Berenberg, l'action était suivie par trois analystes, tous à l'achat, avec un objectif de cours moyen de 11,33 euros. Rappelons, pour terminer que Recticel figure dans la liste des actions belges opéables en 2018 de KBC Securities parmi une dizaine d'autres. 

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