Déjà 35% de hausse en 2018 pour cette valeur industrielle belge

©AFP

Il n'y a pas que les actions des biotechs qui peuvent afficher de belles performances en un laps de temps relativement bref. Le preuve avec ce groupe industriel belge qui publie ses résultats trimestriels jeudi matin. Il s'agit de Recticel.

C’est sans nul doute, hors biotechs, l’une des prestations les plus remarquables sur Euronext Bruxelles. Depuis le début de l’année, l’action Recticel a grimpé de près de 35% alors que, sur le même temps, l’indice des valeurs belges cotées en continu faisait du surplace. Sur un an, on atteint même un gain de 44%. Et pour Berenberg, comme nous vous l’avons expliqué ici même la semaine dernière, l’action pourrait atteindre le seuil des 13 euros dans un horizon de douze mois ce qui correspond à un potentiel de croissance de 25%.
→ Pour découvrir ou relire les arguments du broker, cliquez ici.

"Croissance continue"

Si nous revenons encore une fois sur cette valeur industrielle en l’espace de quelques jours c’est que, jeudi matin, elle dévoilera ses résultats trimestriels. Rappelez-vous, en février dernier, Recticel avait fait état d’un chiffre d’affaires annuel en hausse de 8,4% à 1,46 milliard d’euros avec un bénéfice en très nette progression (+46%) à 24 millions d’euros et un dividende à la clé. Le Rebitda combiné a également progressé de 8% pour s’élever à 105,5 millions. En guise de prévision pour l’exercice en cours, le groupe dirigé par Olivier Chapelle s’est bien gardé de livrer des chiffres. Il s’est contenté d’évoquer "une croissance continue de son chiffre d’affaires et de son Rebitda".

KBC moins optimiste que le consensus

Pour les trois premiers mois de l’année, le consensus des analystes financiers table sur un chiffre d’affaires en hausse de 3,9% à 379,6 millions d’euros. Pour l’ensemble de l’exercice, leurs attentes en matière de Rebitda combiné atteignent 117 millions d’euros soit une progression de 11%.

Les chances sont élevées que Recticel vende son activité automobile cette année. Le timing pour le désinvestissement semble idéal étant donné le carnet de commandes solide pour les prochaines années.
Wim Hoste
Analyste chez KBC Securities

Autant sur les ventes trimestrielles que sur le Rebitda annuel, Wim Hoste de KBC Securities se veut moins optimiste. Pour le premier, il vise une croissance de 2,1% à 372,8 millions d’euros et pour le second il s’attend à une progression limitée à 2% à 107,5 millions. Cette prudence, l’analyste l’explique par le prix des matières premières utilisées par Recticel pour produire ses mousses de polyuréthane. Depuis le début de l’année, le prix du TDI a bondi de 10% et celui du MDI a gagné quelques pourcent. Et le pétrole est en train de monter. "Toutefois, écrit Wim Hoste, les dynamiques de l’offre et de la demande du TDI et du MDI pourraient tourner en faveur de Recticel dans le courant de l’année avec l’apparition d’une offre additionnelle. "

La vente de la division "auto"

L’autre point à prendre en compte, en plus des matières premières lorsque l’on se penche sur Recticel, c’est l’aspect stratégique. La direction du groupe ne cache son intention de se séparer de sa division "automobile" en raison d’un manque de taille critique. "Les chances sont élevées que Recticel vende son activité automobile cette année" estime l’analyste de KBC Securities. Il a calculé que cette cession pourrait se faire au prix de 150 millions d’euros, ce qui correspond à un multiple de 5 du ratio valeur d'entreprise sur Rebitda estimé de 2018. La capitalisation boursière de Recticel tourne actuellement autour de 570 millions d’euros. "Le timing pour le désinvestissement semble idéal étant donné le carnet de commandes solide pour les prochaines années" souligne-t-il encore.

Etant donné la performance enregistrée par l’action depuis le début de l’année, Wim Hoste reste à "accumuler" sur la valeur avec un objectif de cours de 11 euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content