La Wallonie réinjecte 100 millions dans NLMK

©NLMK / Clabecq

Les montants, qui seront validés par la Sogepa ce vendredi, serviront à financer le plan d’investissements à La Louvière et à éponger une partie des pertes. Le ministre wallon de l’Economie a par ailleurs accepté que la Région augmente ses garanties vis-à-vis de NLMK.

La restructuration de NLMK à Clabecq, qui va entraîner la perte de 290 emplois, et les projets d’investissements à hauteur de 130 millions sur le site du sidérurgiste à La Louvière ont fait l’objet d’intenses discussions dans les couloirs de l’Elysette ces derniers jours. Sur la table des différents cabinets ministériels, une question: combien la Région wallonne, actionnaire à 49% dans NLMK Europe, doit-elle encore réinjecter comme argent public dans le sidérurgiste?

Si la décision doit formellement être validée par le conseil d’administration de la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, ce vendredi, d’après nos informations, la Wallonie devrait injecter 100 millions. Le montant a d’ailleurs fait l’objet d’une communication orale par le ministre de l’Economie Pierre-Yves Jeholet (MR) lors du gouvernement de jeudi.

Eponger les pertes

Le conseil d’administration de la Sogepa doit valider le montage ce vendredi.

Sans refaire toute la genèse d’un dossier dans lequel la Wallonie a déjà injecté une grosse centaine de millions depuis 2013, la situation est connue depuis une semaine. À Clabecq, pour que le site redevienne rentable à l’horizon 2022, NLMK Europe a annoncé son intention de réduire l’emploi de 50% et de développer un plan industriel de 18 millions pour se concentrer sur la fabrication des tôles fines à haute valeur ajoutée.

En marge du plan social de la dernière chance à Clabecq, l’actionnaire russe a négocié avec la Région wallonne un plan d’investissements de 130 millions à La Louvière. "L’investissement concerne un nouveau train à chaud qui transforme les brames en coil. L’actuel train date de 1965. C’est le moment de le doter de spécificités pour prendre des parts de marché. L’investissement de 130 millions va s’étaler sur deux ans et les nouvelles installations démarreront en 2021", nous expliquait la semaine dernière Ben De Vos, le patron de NLMK Europe.

Face à ces deux enjeux, les actionnaires russe et wallon négocient depuis plusieurs semaines les montants à apporter. Ils cherchent au total 248 millions (148 millions pour les investissements et 100 millions pour éponger les pertes). Coactionnaire, la Sogepa n’a jamais caché qu’elle allait devoir participer au tour de table pour financer les projets de NLMK en Belgique.

Contactés, tant la Sogepa que le cabinet du ministre Jeholet se refusent à tout commentaire. Mais selon nos informations, le schéma d’intervention qui sera validé par la Sogepa ce vendredi prévoit qu’une partie de l’argent public serve à financer le plan d’investissement. Le solde servira à éponger une partie des pertes du sidérurgiste en Belgique. La Wallonie a par ailleurs accepté d’augmenter ses garanties.

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