Un fonds d'investissement étranger intéressé par Durobor

©Dieter Telemans

Le second candidat à la reprise de la société verrière de Soignies serait un fonds d'investissements étranger. Son identité sera révélée ce vendredi par la Sogepa qui se donnera ensuite une dizaine de jour pour désigner le repreneur.

La Sogepa informera ce vendredi les syndicats de Durobor sur l'avancement des discussions en vue de la reprise de la société verrière de Soignies. On saura donc si une ou deux offres de reprise ont été déposées.

D'après nos informations, outre Frédéric Willems, un fonds d'investissement étranger serait aussi en lice. Son dossier est actuellement passé au crible afin de juger de sa crédibilité, tant au niveau financier que social. Le projet, contrairement à celui de Willems, serait plus global et engloberait le four et le site de production.

Une dizaine de jours de réflexion

La Sogepa se donne ensuite une dizaine de jours pour examiner les offres: sont-elles crédibles financièrement? Quel avenir pour l'emploi? Les candidats ont-ils les reins solides pour s'engager dans l'aventure? 

Frédéric Willems, propriétaire des sociétés Decaglass et Tradyglass actives dans la décoration et la commercialisation de verres et bouteilles, a déposé une offre sur l'activité décor et le stock de Durobor. Il ne se dit donc pas intéressé par la production de la verrerie.  Ce projet, dit-il, représente un investissement de 4 millions d'euros.

"Eviter l'erreur de casting" 

Dans le chef des syndicats, c'est l'inquiétude qui domine; une inquiétude renforcée par le silence de la Sogepa tout au long de cette semaine. "Notre inquiétude est d’autant plus grande que ce ne serait malheureusement pas la première fois que la Sogepa mise sur le mauvais cheval: Longtain, Royal Boch, et encore tout récemment Durobor avec l’entreprise Ayano!", lance le SETCa dans un communiqué.

Pour le syndicat socialiste, une nouvelle erreur de casting plongerait la région du Centre dans une "catastrophe sociale".

Il dénonce aussi l'absence de "plan B" de la Sogepa, une fois que les banques ont refusé d'intervenir à hauteur de 10,5 millions d'euros.

Le SETCa appelle donc à une réaction rapide de la Sogepa, tant pour l'avenir du site que pour le fonctionnement de son four ou les salariés occupés actuellement par des contrats intérimaires à la veille du four. 

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