Bekaert, le rebond pour fin 2018?

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Pour ING, les marges de Bekaert devraient se reprendre au second semestre 2018, une fois les obstacles actuels franchis par le tréfileur.

Le second semestre de 2017 a plutôt été tendu (comme un fil d’acier, serait-on tenté d’écrire) pour Bekaert . Les résultats des six premiers mois de l’année ont déçu le marché et entraîné une chute de près de 10% de l’action fin juillet à 42,2 euros alors que, peu avant l’été, elle s’approchait de 50 euros.

Rebelote début novembre mais avec une ampleur moindre. Le tréfileur courtraisien constatait dans communiqué relatif au troisième trimestre que "la répercussion de la hausse des prix du fil machine dans la plupart de nos marchés s’est avérée très difficile. Ceci est très inhabituel dans notre industrie, ajoutait le groupe et nous empêche à court terme à faire résulter la hausse des volumes dans des bénéfices supplémentaires. "

Chute de 19%

Résultat, en l’espace de six mois, le titre a chuté de 19,3%. Et la glissade se poursuit ce lundi matin avec un recul jusqu'à 3%. Cette fois, c’est une note d’ING qui met la pression sur le titre. Pourtant, l’analyste financier, Stijn Demeester se montre plutôt positif sur l’action puisque sa recommandation reste à "acheter" . Mais, il est vrai que son objectif de cours est désormais moins ambitieux à 47 euros contre 52 euros avant.

Il fait preuve de prudence face aux résultats annuels prévus pour le 28 février en raison des différents obstacles face auxquels Bekaert se trouve actuellement confronté: la hausse du prix des matières premières, le déclin rapide des volumes dans le fil à scier pour les panneaux solaires et la faiblesse persistante dans le pétrole et le gaz ainsi qu’en Amérique latine. Compte tenu de ces difficultés, il a décidé de réduire ses estimations du résultat opérationnel (Ebit) sous-jacent pour 2017 et les deux exercices suivants de, respectivement, 3%, 9% et 9%. Son estimation de 297 millions d’euros pour 2017 impliquant une marge de 7,4% est en ligne avec le consensus.



Fil à scier

Stijn Demeester rappelle que Bekaert doit s'adapter à un changement rapide dans la demande de fil à scier. Elle se tourne vers la 3e génération à base de diamant que le groupe belge n’est pas encore en mesure de produire. Il s’active pour se mettre à niveau et espère pouvoir présenter son produit dans le courant de 2018. L’analyste estime les probabilités d’une percée à 50% mais ne les pas encore intégrées dans ses estimations.

S’il regarde au-delà des obstacles actuels qui se trouvent sur le chemin de Bekaert, Stijn Demeester voit une amélioration poindre à partir du second semestre 2018. Il reste confiant dans les capacités du groupe d’atteindre une marge de 10% de l’Ebit (contre 7,7% estimée pour 2017). Si le succès dans les fils à scier venait à se concrétiser, il confirmerait ainsi le leadership technologique de Bekaert et apaiserait les inquiétudes quant à sa rentabilité future.

Objectif moyen de 43,92 euros

Sur les sept analystes répertoriés par Bloomberg qui suivent la valeur, cinq recommandent un achat, deux conseillent de la conserver et un autre de la vendre. L’objectif de cours moyen s’élève à 43,92 euros (pour un cours actuel de 36,50 euros) avec un plus haut de 51,4 euros chez AlphaValue et un plus bas de 34 euros pour Kepler Cheuvreux.

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