Bekaert pâtit de l'évolution des taux de change

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Bekaert affiche pour le premier trimestre un chiffre d'affaires consolidé en recul de 1%. Il maintient toutefois ses perspectives pour les résultats 2018.

Prudence, prudence! Bekaert confirme ses perspectives telles qu'annoncées lors de la présentation de ses résultats annuels: une marge d'Ebit sous-jacent de 10% à moyen terme. Oui, les demandes restent fortes dans le secteur automobile. Oui, les perspectives pour les marchés pétrolier, gazier, minier pourraient s’améliorer avec une hausse des prix des matières premières. 

"Nous reconnaissons que les mêmes facteurs qui ont affecté notre performance du deuxième semestre 2017 continueront à avoir un effet considérable sur notre performance du premier semestre 2018", dit le groupe. La conjoncture reste difficile en Amérique latine. La volatilité se maintient sur le prix de certains matériaux. Le redressement de Bridon-Bekaert Ropes groupe reste lent et l'incertitude règne toujours quant à la politique commerciale aux États-Unis.  

Note positive: Bekaert commence à récolter les bénéfices de ses investissements d'expansion. "C’est pourquoi nous sommes confiants que nous améliorerons progressivement notre rentabilité en cours d’année."

Le tréfileur courtraisien réalise ainsi pour son premier trimestre un chiffre consolidé de 1,05 milliard d'euros (-1%). Les analystes rappellent la solidité du premier trimestre 2017 qui avait vu le chiffre d'affaires bondir de 20%. "Notre chiffre d’affaires consolidé reflète l’effet considérable des mouvements de change défavorables (-6%) et l’incidence négative des cessions, acquisitions et désinvestissements (-2%), qui ont plus qu’annihilé la croissance organique du chiffre d’affaires de +7%," lit-on dans un communiqué. Le chiffre d'affaires global progresse de 2%, en ligne avec les attentes des analystes.  

Par zone géographique, notons la bonne performance des marchés EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) qui affichent une progression de 7% du chiffre d'affaires consolidé, là où les autres zones (Amérique du Nord, Amérique latine, Asie Pacifique) accusent un chiffre d'affaires en recul.

Bekaert fait par ailleurs état d'un endettement net de 1,23 milliard d'euros contre 1,15 milliard fin 2017. La raison  de ce recul? L’augmentation du fonds de roulement et des investissements. 


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