Bekaert répond à Kris Peeters

Invité de l'émission Terzake (VRT), Bert De Graeve, le CEO de Bekeart répond au ministre-président de la Région flamande,Kris Peeters qui envisage de suspendre le paiement de subventions à Bekaert mais aussi de lui réclamer celles dont elle a déjà pu bénéficier. Le tréfileur supprime 600 emplois en Belgique, suite aux conditions difficiles du marché de l'énergie solaire. Les sites de Aalter, Zwevegem, Deerlijk et Ingelmunster sont concernés.

Des mesures avaient déjà été prises en 2011

Après la Chine, la Belgique... Bekaert avait déjà pris des mesures afin de restructurer ses activités de production ‘fil à scier’ en Chine, suite à la faiblesse de la demande et aux chutes de prix importantes causées par une surcapacité du marché.

→ La mise en oeuvre de ces mesures a débuté en décembre 2011 et implique la suppression de 1 250 emplois.

Mais ça ne suffira pas. C'est désormais la Belgique qui est touchée. La direction de Bekaert a informé aujourd’hui ses conseils d’entreprise belges. 600 emplois vont être concernés dans notre pays.

En substance, Bekaert compte réduire certaines activités à Aalter, Zwevegem, Deerlijk et Ingelmunster.

• L'usine de Aalter, très engagée dans les activités ‘fil à scier’, est particulièrement touchée, vu l'importance de ce matériau dans la fabrication des panneaux solaires, un marché en difficulté. Toutes les activités ‘fil à scier’ vont être supprimées à Aalter. Les activités de production du ‘fil talon’ et des produits semi-finis seraient progressivement intégrées dans d’autres entités du groupe.

• Bekaert a également l’intention "d’ajuster ses ressources" et "ses priorités de développement" à Deerlijk et à Ingelmunster.

• La position concurrentielle des activités fils d’acier inoxydable à Zwevegem est sous pression également. Bekaert souhaite limiter les activités de production de la plateforme inox belge à des produits à haute valeur ajoutée et des produits pour son unité de production ‘fiber technologies’ à Zwevegem.

→ Bekaert souhaite en outre réduire sa structure globale de coûts de 100 millions par an dans les prochaines années, et le groupe va étudier les mesures à mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif.

La vitesse et l'ampleur avec lesquelles le marché mondial de l'énergie solaire s'est effondré ces derniers mois est du "jamais-vu" et nécessite une réponse rapide, a expliqué l'administrateur délégué du groupe Bekaert, Bert De Graeve, au cours d'une conférence de presse.  "Nous existons depuis 130 ans, mais nous n'avons jamais vu un marché, globalement, disparaître de cette façon-là", a déclaré M. De Graeve, évoquant une stagnation du marché de l'énergie solaire en raison de la diminution des incitants fiscaux en Europe, combinée à une énorme surcapacité entraînant une chute des prix depuis quelques mois.

En Belgique, Bekaert emploie 2.700 personnes,  dans ses sites de Zwevegem, Kortrijk, Bruxelles, Moen, Ingelmunster, Deerlijk, Aalter, Wetteren et Sprimont.


Dans un premier temps, le cours de Bekaert a résisté à l’annonce . Mais en milieu de matinée, il a connu un important accès de faiblesse, lâchant plus de 10%. En abandonnant jusque 13% en session, l'action a enregistré sa plus forte dépréciation depuis le 29 juillet dernier.




 

Les quatres sites de Bekaert touchés par des licenciements.

 

 

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