Bekaert vend moins, mais limite la casse

Bert De Graeve, CEO de Bekaert ©Belga

Le tréfileur Bekaert continue de souffrir de l'effondrement du marché des paneaux solaires dans le monde. Son chiffre d'affaires a reculé de 2,6 % au premier trimestre, par rapport à la même période de l'année dernière. Mais ces résultats sont meilleurs que prévu, ce qui ravit les investisseurs.

Le spécialiste des produits tréfilés Bekaert a réalisé au premier trimestre 2012 un chiffre d'affaires consolidé de 895 millions d'euros, en baisse de 2,6 % par rapport aux trois premiers mois de 2011. Ce chiffre dépasse toutefois les attentes des analystes, une donnée qui n'a pas manqué de stimuler l'ardeur des investisseurs qui ont poussé le cours de l'action nettement à la hausse.

Le chiffre d'affaires global, qui inclut également les participations minoritaires, baisse quant à lui de 7,9 % à 1,14 millions d'euros. Mais la progression de 8,2 % par rapport au dernier trimestre de 2011 témoigne d'un redressement.

Le chiffre d'affaires organique (à périmètre constant, hors acquisitions) a, lui, plongé de près de 14 %. En cause: les "évolutions drastiques de la demande et des prix" du fil à scier, utilisé pour le découpage en tranches du silicium qui entre dans la composition des panneaux solaires. La baisse de régime de cve marché en nette surcapacité a "influencé les activités de Bekaert à partir de mai 2011", explique le groupe courtraisien.

Le patron de Bekaert, Bert De Graeve, qui présentait les derniers chiffres du groupe devant l'assemblée générale, a relativisé cette baisse de régime. "Le fil à scier ne représente qu'une baisse de nos ventes de 30.000 à 40.000 tonnes, ce qui est négligeable par rapport à notre production annuelle totale de 2,7 millions de tonnes", a-t-il souligné.

Si le solaire boit la tasse, les autres secteurs liés à l'énergie "ont poursuivi leurs bonnes performances dans de nombreuses applications", souligne Bekaert. Dans le secteur automobile, pour lequel le tréfileur founit les fils en acier destinés à renforcer la carcasse radiale des pneus, la demande reste élevée sur le marché de remplacement. Mais elle recule sur le marché européen de la première monte. Enfin, les marchés de la construction "restent sous pression en raison d'un environnement économique difficile dans la plupart des secteurs".

Perspectives

Bekaert fait état d'un manque de visibilité dans la plupart de ses marchés. Mais le groupe estime que les mesures prises pour s'adapter aux "changements drastiques sur le marché mondial de l’énergie solaire", autrement dit la suppression de 609 emplois en Belgique et 1.250 en Chine, devraient avoir un impact positif sur sa rentabilité dès le milieu de l'année.

Une nouvelle coentreprise en Malaisie

A noter enfin la signature par Bekaert d'un accord avec le sidérurgiste malaisien Southern Steel Berhad (SSB) visant à établir une entreprise conjointe détenue à 55 % par Bekaert et à 45 % par SSB. L'accord concerne les intérêts de SSB détenus dans deux usines de production en Malaisie et la production de fil galvanisé de Bekaert en Indonésie.

La transaction, qui représente une valeur d'entreprise d’environ 47 millions d'euros, devrait être finalisée durant le troisième trimestre. Basé sur les comptes de 2011, l'impact sur le chiffre d’affaires consolidé de Bekaert devrait tourner autour de 60 millions d'euros par an.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés