Bernard Goblet cède son poste à Fabrice Orban chez Hamon

Le groupe industriel Hamon change de patron. Fabrice Orban va succéder à Bernard Goblet. ©Thierry du Bois

Fabrice Orban (John Cockerill) va succéder à Bernard Goblet en tant que directeur général du groupe industriel wallon Hamon qui doit entrer dans une nouvelle phase de son plan de transformation.

Du changement à la tête de Hamon : à partir du 1er mars 2020, Fabrice Orban succédera à Bernard Goblet en tant que CEO du groupe industriel wallon . Agé de 62 ans, ce dernier a décidé de quitter l'entreprise à la fin du mois de février, a signalé Hamon dans un communiqué. Il restera toutefois à sa disposition afin d’assurer une bonne transition. 

Ce départ se fait en bonne intelligence avec le groupe, Bernard Goblet ayant fait valoir des raisons personnelles. "C’est un départ pour des raisons d’ordre purement privé", nous a-t-il indiqué. "J’ai envie de faire autre chose, de ne plus travailler à temps plein et de changer de rythme. J’ai de la famille aux USA, cela me permettra d’y aller plus souvent. Tout cela se fait en très bonne entente. J’en avais parlé avec le président Philippe Bodson et on a convenu que le moment était relativement bien choisi, en ce sens qu’on a fait une première phase au niveau des transformations, qui doit encore être consolidée mais qui doit nous permettre de regarder ce que l’on veut faire du groupe dans 5 ou 10 ans".

Le focus maintenant, c’est l’efficacité de l’organisation.
Bernard Goblet
CEO de Hamon

"On est repartis pour une nouvelle phase et Bernard Goblet estime que cette nouvelle phase doit être gérée par quelqu’un de plus jeune venant de l’extérieur. Il n’y a rien d’autre derrière cette opération", nous a confirmé, de son côté, Philippe Bodson, le Président du conseil d'administration.

Plan de transformation

En difficultés financières depuis plusieurs années, le groupe, qui construit notamment des tours de refroidissement industrielles, a mis en place un plan de transformation qui a commencé à tourner à plein régime en 2018. La première phase de transformation du groupe visait la restructuration du portefeuille d’activités, la réduction significative de la taille de l’organisation, la réorganisation des processus de gestion et de reporting ainsi que la finalisation de la restructuration bilantaire et du refinancement. 

"J’ai envie de faire autre chose, de ne plus travailler à temps plein et de changer de rythme", explique Bernard Goblet pour justifier son départ de la tête du groupe Hamon. ©Anthony Dehez

Cette phase "nous permet de  nous tourner vers l’extérieur après nous être focalisés beaucoup sur les problèmes d’organisation. Le moment est d’autant mieux choisi que l’on a eu de très bonnes commandes en fin de l’année, il y a des améliorations également au niveau du cash", a encore précisé Bernard Goblet.

"En terme de réorganisation, on est arrivés là où on voulait arriver. On était dans les 135 millions d'euros en 2016, on est maintenant entre 80 et 85 millions d’euros, donc une très grosse réduction. Le focus maintenant, c’est l’efficacité de l’organisation. On a réduit, il y a eu des pertes de compétence, on doit bien s’assurer que l’on va avoir un optimum en terme d’efficacité. L’année prochaine, on a un objectif d’arriver à l’équilibre. Cette année, on n'a pas consommé de cash. Donc c’était déjà un plus par rapport aux autres années."

Diversification

L’été dernier, le groupe a restructuré drastiquement sa dette. Les différents accords conclus entre les intervenants au plan de refinancement global ont été signés en décembre dernier. "Désormais, on doit travailler sur l’efficacité de nos forces de vente, s’assurer que l’on se relocalise bien sur les bons marchés et sur la diversification", selon Bernard Goblet.

"On a encore des activités qui dépendent du charbon. Or le charbon n’est plus très bien vu. On a donc des projets de diversification. On pense au marché de l’oil and gaz. On était déjà présents, mais c’était une approche un peu opportuniste. On veut y aller de façon plus méthodique. Il y a aussi le secteur de l’incinération où, là aussi, on a des équipements et de la technologie qui peuvent aider. On est aussi plus sur les services aux clients et les plus petits projets", explique encore le patron qui cédera bientôt sa place. 

Nouveau patron

Au sein de John Cockerill (ex-CMI), Fabrice Orban est actuellement "Executive Vice President" du secteur "Industry", CEO de la division Metals et membre du comité exécutif étendu. 

Le nouveau CEO dispose d’une longue expérience dans le métier de l’engineering, des grands contrats ainsi que des technologies industrielles grâce aux 14 années qu'il a passées dans différentes fonctions opérationnelles au sein de John Cockerill.

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