Charles Michel partage la préoccupation des travailleurs de Clabecq

Les Forges de Clabecq. ©BELGA

Le Premier ministre s’est engagé à reprendre de manière intense les contacts avec les curateurs, mais a rappelé qu’il y a une procédure en cours devant le tribunal de commerce du Brabant wallon.

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a été interpellé aujourd’hui par des députés sur la situation de quelque 2.000 travailleurs des Forges de Clabecq déclarées en faillite en 1997. Après 20 ans de procédure, les plaignants n’ont toujours pas touché la totalité de leurs indemnités.

Nous partageons la préoccupation très légitime des curateurs/travailleurs, mais la situation juridique est très complexe", a répondu en substance Charles Michel à une question du député Benoît Dispa (cdH). Il s’est engagé à reprendre de manière intense les contacts avec les curateurs, mais a rappelé qu’il y a une procédure en cours devant le tribunal de commerce du Brabant wallon (Nivelles). Il veut aussi éviter un précédent. Pour le député Dispa, il s’agit d’un "début d’empathie de façade, mais rien de concret. Si le dossier avait concerné des travailleurs anversois, le Gouvernement fédéral ferait sans doute preuve d’un plus grand volontarisme".

Les trois curatelles de la faillite des Forges Clabecq ont dénoncé mardi l’attitude du gouvernement fédéral qui a introduit en octobre dernier une procédure devant le tribunal de commerce pour réclamer une créance de 36 millions d’euros (capital et intérêts). Or, la curatelle ne dispose que d’un montant de 18 millions d’euros bloqués à la Caisse de dépôt et de consignation. Ce montant ne suffira même pas à couvrir les indemnités qui restent à payer aux travailleurs.

Les curateurs ont indiqué avoir eu des contact avec le cabinet du Premier ministre, mais en vain. Ils demandent un geste de la part du Fédéral afin qu’il renonce à sa créance et leur permettre ainsi de payer les travailleurs qui attendent depuis 20 ans. Leur demande est d’autant plus compréhensible que l’Etat n’a pas inscrit cette créance dans son budget.

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